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 Prisonnière ... (Au sens propre ...)

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Lucy
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Messages : 302
Date d'inscription : 24/08/2012
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MessageSujet: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 7:00

Lien de la fiction : Prisonnière ... (Au sens propre ...)
Auteure : Stusuku







Salut ! ^_^
Ta fiction me semble pas mal du tout ^^
Il y a pas mal de fautes d'orthographe, mais te débrouilles suffisamment bien pour que ce ne soit pas trop gênant à la lecture. Question ponctuation, il ne faut pas mettre d'espace avant les points de suspension, à part ça c'est parfait :3
Juste une question, le prénom de l'héroïne, c'est Miriane ou Mirianne ? Il me semble que ça change d'un chapitre sur l'autre.
Les dialogues sont bien présentés (je te laisse imaginer mon bonheur en voyant des verbes de parole en incise au lieu de la formulation théâtrale >.<), le texte est suffisamment bien aéré, le style est très correct sans être merveilleux, mais ça viendra avec le temps ^^
La présentation du topic est sympa et colorée (il y a juste une petite balise [/b] qui traîne après les règles).
Le vocabulaire est relativement élaboré, ce qui convient bien à ce genre d'histoire. Attention parfois à des écarts, du genre "frangin" ou "gerber" qui sont des mots familiers. Il y a aussi quelques répétitions (par exemple, l'expression "pauvres innocents" qui revient trop souvent dans un même chapitre et d'un chapitre sur l'autre, tu peux remplacer par d'autres périphrases : des gens qui n'avaient rien demandé, par exemple. Ou alors à l'échelle d'une phrase entière : "je refusais que des familles soient décimées pour une histoire personnelle").
J'ai remarqué quelques erreurs plus spécifiques, que je te donnerai au fur et à mesure de la correction.
A propos de la correction, justement, je t'enverrai la correction par mail au fur et à mesure. J'ai déjà terminé le prologue, je te l'envoie tout de suite (il est court, donc il n'y a pas de problème de limitation de caractères).
Je ne corrige que les fautes d'orthographe et de conjugaison, pour les problèmes de vocabulaire/construction de phrases je me contenterai de te signaler l'endroit, sauf si tu veux le contraire :3

L'histoire, maintenant : c'est original, j'aime bien, mais, personnellement, je risque de trouver ça ennuyeux si pendant une trentaine de chapitres l'histoire se concentre uniquement sur leur histoire à tous les deux. (ça, c'est mon avis, hein, certaines se contentent très bien d'histoires d'amour ^^) Je n'ai pas vu d'incohérences, si ce n'est qu'on n'entend jamais parler des parents de Mirianne (je suppose qu'ils sont morts, mais on pourrait savoir de quoi, quand, comment Mirianne et son frère le vivent, comment ils font pour survivre, etc...).
Personnellement, j'ai beaucoup de mal avec les héroïnes magnifiques. En général quand je vois un prologue qui contient un synonyme du mot "belle", je ferme l'onglet immédiatement. Mais là, puisque l'histoire n'aurait pas existé sans sa beauté et comme elle n'a pas trop de qualités en parallèle, je ne vais pas (pour le moment) t'embêter avec des histoires de Mary-Sue ^^ Fais juste attention à ne pas lui donner trop de qualités inutiles : par exemple, au début, il est sous-entendu dans la narration que, si Mirianne s'était préparée et avait eu une tenue de combat, elle n'aurait pas eu trop de mal à vaincre sept soldats de la garde personnelle du roi, adultes, surentraînés et avec suffisamment d'expérience pour faire face à n'importe quelle situation. Alors qu'elle était encore sous le choc psychologique de la mort de son frère. Ça me semble peu probable ^^' Pareil pour le passage sur sa voix : je n'ai rien contre le fait qu'elle ait une jolie voix, mais un "cadeau des anges" me semble un peu exagéré tout de même. Le problème, c'est que le passage dure quelques lignes et ne sert qu'à introduire le fait qu'elle souffre. Mais bref, je reviendrai là-dessus plus tard. ^^
Je préfère te préciser que j'ai sans doute trop tendance à crier à la Mary-Sue dès que je vois une petite qualité qui traîne. Je suis sans doute biaisée par ça, donc je m'excuse par avance ^^' Ton héroïne a tout à fait le droit d'avoir des grandes qualités, mais il faut aussi qu'elle ait de gros défauts. Et ses qualités doivent rester cohérentes avec son niveau de vie (comme je te le disais avec le passage des soldats), sans oublier que, toute géniale - dans un domaine particulier bien sûr - qu'elle soit, elle finira forcément par rencontrer des gens plus doués qu'elle.
Le seul GROS PROBLEME que j'ai trouvé se trouve au chapitre 6. Là, Mirianne s'est faite violer. Non. Juste non. Je sais que je n'ai pas le droit de changer l'histoire parce qu'elle ne me "plaît pas", mais il n'est pas question de ça. Le viol est un sujet sensible. Je ne te parle pas de scènes de sexe qui sont tolérées si le passage est soigneusement balisé (par contre je ne sais pas si les scènes de lemon par mp sont autorisées, il faudrait te renseigner), le viol est tout simplement interdit par les règles de la section fanfiction.
Donc je te conseille de modifier très rapidement le chapitre 6 avant de te faire prendre par une modératrice ^^' (et, tant que je parle de sujets sensibles, je ne sais pas si le meurtre est autorisé...)
Pour finir, et pour me donner bonne conscience, je te renvoie à cet article. Je ne sais pas du tout quel âge tu as, donc si tu n'arrives pas à comprendre l'article je te ferais une traduction rapide.

Rreuhm, je suis désolée si j'ai été un peu brutale à la fin de mon message. Mais un viol sur amour sucré... Juste non ^^'
Voilà voilà. J'attends ta réponse :3





Wouah ! C'est tout un premier message cela ! Donc pour commencer, comment as-tu retrouver ma fiction ? Ouais, je suis juste trop curieuse. Bip ... Bip ... Bip ! Ah, je vienne de réaliser que j'ai le lien dans ma signature ! Stupide moi ! Pour le prénom de l'héroïne c'est bien : Mirianne avec deux ''n''. Pour les scènes lemon en mp c'est que j'avais vue une autre fiction plutôt vieille (dans le sens présente et populaire depuis longtemps) sur le forum qui en faisait sans être avertit de plus si on dit aux joueuses d'aller se ''chicaner\disputer'' en discussion privée sa doit bien être à cause qu'on a une certaine libertée en mp. Pour ce qui est du chapitre 6, je vais voir ce que je peux faire mais sa me brise un peu le coeur de devoir changer l'hitoire car si je change cela je dois aussi changer la suite des chapitres et le déroulement de l'histoire, en plus mes lectrices ont bien aimées ... Je trouve dommage de devoir recommencer alors que je reçevais tout plein de beaux commentaires. Bah, avant d'effacer et de me casser la tête pour trouver une autre idée je vais sûrement envoyer un mp à une modératrice pour m'informer plus clairement des limites à ne pas dépasser. Je sais que le trop parfait à tendance à parfois devenir ennuyeux mais c'est un peu autour de ce quoi tourne mon histoire. Je ne suis pas prête à changer cela mais parcontre je trouverai sûrement un petit défaut à Mirianne au fur et à mesure que j'écrirai la suite de ma fic'. Je sais qu'il doit rester des fautes dans ma fanfic, mais j'avais dans l'idée de te faire corriger seulement les nouveaux chapitres qui sortiraient.

A+

P.S : Est-ce que sa passe si pour le chapitre 6 je dis que Mirianne éprouve du plaisir et finit par devenir consentante ? Sa défait un peu (énormément) mon histoire mais c'est mieux que rien ... Ouep, pas besoin de te dire que je suis vraiment déçue.





xD Et sur ton profil, aussi. :3
Ok, je pense que tu n'auras pas de problème pour le lemon par mp. Mais tu sais, c'est pas moi qu'il faut convaincre ^^' (par contre, ton exemple de fiction connue qui a utilisé ça sans problème est un mauvais exemple. la fiction de Creamly a été supprimée après 83 chapitres et certainement des mois pendant lesquels elle était restée dans les cinq premières pages de la section sans interruption.)
Je te comprends parfaitement, ça doit être vraiment frustrant de devoir changer ton histoire. Surtout si le résultat donne un aspect bisounours. Mais encore une fois, c'est pas moi que tu dois convaincre. Même si le viol dans les fanfictions me fait rager et que je t'aurais certainement fait un commentaire, je n'ai en aucun cas le droit de te demander de changer. Si je te dis ça, c'est pour t'épargner une suppression de ta fiction par des modératrices, ce qui serait autrement plus décevant que le simple fait de modifier ton histoire. Parce que c'est pas à moi que ça se limite, si c'était le cas je te laisserais faire ce que tu veux (... ouais bon, avec un commentaire peut-être, mais sans obligation de le suivre. enfin, je me comprends.)
Tes lectrices ont aimé, mais comment aurait réagi une gosse de six ans en tombant sur ton histoire ? Comment aurait réagi une fille réellement violée ? C'est pour ça que les modos/admins ne veulent pas prendre de risque...
Je pense que demander à une modératrice est en effet la meilleure solutions. Mais je te préviens, une fille que je corrige s'est déjà prise un avert' pour un passage de sa fiction qui contenait de la drogue, et ce alors qu'elle avait simplement demandé son avis à une modo sans même publier sa fic ._.

Pour le "trop parfait", comme je l'ai déjà dit, je ne te demande pas de changer, pour l'instant c'est tout à fait correct. Je te dis juste de garder ça en tête pour la suite :3

Pour les chapitres à corriger : alors, je peux corriger en priorité les derniers chapitres, tout en corrigeant les premiers quand j'ai du temps libre. Ça ira ? :3 (mon adresse : lucyausten.lulu@gmail.com)

Pour le PS : de mon point de vue purement personnel, je suis d'accord, ça change complètement l'histoire et puis le message sous-entendu "Ne vous gênez pas pour violer des filles, de toute façon elles aiment ça lol !" ne me plaît pas vraiment (pas taper é_è). Mais du point de vue des règles... Je suis vraiment désolée, je ne sais pas ^^' Je ne veux surtout pas dire "mais oui t'inquiète, ça ira" pour que tu te prennes un avertissement par la suite tu comprends... Encore une fois le plus simple serait de demander à une modératrice, mais si tu te prends un avertissement pour ça ce sera pas cool non plus... Si tu es vraiment bloquée je peux aller demander pour toi, sans donner ton nom, mais voilà quoi.


Dernière édition par Lucy le Jeu 4 Juil - 10:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 7:03

Prologue :

   Il était une fois... STOP ! Je crois m'être trompée d'histoire car ce conte est tout sauf un conte de fée. Du
moins, son début n'en est pas un et sa fin reste à voir... Bref, passons, ce que vous vous apprêtez à lire est d'abord et avant tout mon histoire. Celle-ci se déroule au moyen-âge, au temps des rois, des reines, des guerres et conquêtes de territoires mais aussi de légendes, de prophéties et de magie. Bien entendu la magie n'est que fictive et ceux qui prétendent la pratiquer ne sont que des charlatans ! Ou peut-être pas... Mais après tout, qui suis-je pour le savoir ? De toute façon, mon histoire ne parle pas de cela. Je me nomme Mirianne, je suis encore toute jeune, j'ai 18 ans et je suis belle, très belle (non, non je ne me vante pas !), j'ai de longs cheveux roux, des yeux bleus si profonds qu'ils rappellent l'océan et une silhouette presque parfaite avec mon teint satin et mes jambes fines et galbées. Mais ma beauté est en réalité une malédiction, une malédiction depuis que sa majesté me désire plus que tout...

J'ai juste une petite remarque à faire à propos du teint satin : le teint désigne la couleur de la peau, or le satin est un tissu, et donc une texture. Fin, doux et brillant, certes, mais il peut être bleu, vert ou jaune.
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Lucy
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 9:32

Chapitre 1 :

   La pièce où je suis enfermée est sombre... Très sombre, je ne distingue pas plus que le bout de mon nez ! Mais bon là n'est pas le moment de la rigolade... Je ferme les yeux et tente de me rappeler pourquoi je suis ici... Petit à petit des images d'abord floues m'envahissent l'esprit, petit à petit les souvenirs prennent vie...


   Je me réveillai, c'était un matin comme tous les autres, les enfants du le village criaient et jouaient, certains hommes étaient déjà au travail, mon frère faisait partie de ceux qui ne l'étaient pas... Je descendis les marches et atterris dans la cuisine de ma modeste demeure, enfin, pas juste la mienne mais j'y vivais tout de même ! Mon frère leva les yeux vers moi.

   -Bien dormi, Mirianne ? me demanda-t-il en souriant, un brin taquin, moqueur et sarcastique.

   -Quelle heure est-il ? demandai-je à mon tour sans même lui répondre.

   -Oh, je ne sais pas... Au moins MIDI !

   Je sais... Quand on parlait de sommeil j'étais pire qu'une marmotte droguée aux somnifères... Et ce en hiver* ! Je murmurais un ''désolé'' muet à Alexeï - car tel était le nom de l'humain taquin qui me servait de frère - puis je partis dehors, à la course. Avant de sortir de la maison,  je me saisis de mon panier d'osier. Eh, oui ! Si moi et mon frangin voulions passer l'hiver il fallait des vivres et des provisions ! Alors que mon frérot chassait et pêchait, je me chargeais du troc, de la vente, de la cueillette et la cuisine, la plupart du temps, bien que n'étant pas très douée je ratais la plupart des plats que je faisais... Donc c'est ainsi, qu'habillée d'une robe légère au tissu voletant, je me précipitai dans les entrailles de la forêt bordant mon village natal pour aller cueillir des baies. Riant toute seule, comme une vraie folle, et gambadant joyeusement entre les arbres, je rejoignit tôt mon endroit favori entre tous : une petite clairière où poussaient d'innombrables fruits sauvages et où tout près un glen souvent glacial reflétait les nuances du ciel. Tout, ou presque, le restant de l'après-midi, je m'occupai de ramasser racines et autres choses comestibles et à les empiler dans mon petit panier. Quand les provisions ramassées commencèrent à déborder, je crus bon de faire une petite pause, histoire de me reposer un peu. Si j'avais su ce qui allait se produire je me serais sûrement retenue et serais rentrée directement au village... Mais il n'en était rien, je m'allongeai au soleil pour profiter des rayons de ce dernier qui me réchauffaient le visage. Je fermai les yeux pour les rouvrir quelques instants plus tard, le bruit de l'eau m'attirant... J'étais ainsi, l'eau m'attirait et j'adorais me baigner. Comme personne ne venait jamais ici, je n'eus aucune gêne à me déshabiller entièrement pour aller rejoindre l'appel de l'eau translucide du petit glen. BRRRR ! C'était glacial ! Mais je m'étais, heureusement, déjà baignée dans bien pire comme température. Alors, je continuai à m'avancer dans les profondeurs du glen et bientôt seule ma tête et ma tignasse rousse pouvaient encore se distinguer à la surface. Je nageai pendant au moins une bonne heure, mes lèvres devenaient mauves à cause de la froideur. Étant d'un naturel têtu et n'ayant jamais écouté les conseils de médecine de ma défunte mère, je continuai encore à me baigner pendant un bon moment.

   CE QUE À CET INSTANT J'IGNORAIS MAIS QUE J'AURAIS DÛ SAVOIR :

   Non loin de cela, le roi de ce royaume, un beau jeune homme qui devait être dans la vingtaine, chassait avec quelques uns de ses gardes. Comme l'avais constatée Mirianne plus tôt, cet endroit de la forêt grouillait vraiment de baies et la nourriture attirait les bêtes. Comme personne ne s'aventurait jamais ici, le terrain constituait une vraie mine d'or pour les chasseurs. Dérangé par le bruit des éclaboussures que provoquait quelque chose ou quelqu'un tout près, le souverain interrompit sa chasse pour aller jeter un coup d'oeil. Ce qu'il vit le fit sourire : une jeune femme nue et ravissante. Subjugué par tant de beauté, le suzerain décida que cette fille allait venir avec lui au palais et lui appartiendrait coûte que coûte.

   RETOUR À MIRIANNE :

   Dérangée par des bruits de sabots, Je sortis de l'eau en vitesse puis me rhabillai. Sur son cheval noir et paré d'habits magnifiques, venait d'arriver un jeune homme qui devait avoir environ vingt ans. Ce dernier avait les cheveux rouge sang et les yeux d'un gris orage.

   -Comment t'appelles-tu ? me demanda le nouveau venu d'un ton neutre et sans plus de cérémonie.

   -Pourquoi vous le dirais-je ? répliquais-je, indignée d'une telle demande sans même me connaître un minimum.

   -Parce que je te le demande, pauvre idiote ! s'exclama le jeune homme froidement et légèrement furibond même si pour l'instant il arrivait à gérer. Combien de temps ce contrôle de soi durerait-il ? Mystère...

   Je m'apprêtais à lui répliquer quelque chose de cinglant quand les buissons bougèrent. Quoi ?!? La végétation était vivante maintenant ?!? Je devais halluciner... et effectivement j'avais des illusions puisque mon frère arriva soudainement. Voyant que je ne répondais pas, il ouvrit la bouche une nouvelle fois.

   -Vous allez me suivre et sans discuter, ordonna-t-il, froidement.

   Je hocha la tête négativement, encore plus indignée.

   -NON ! Pas question ! Vous vous prenez pour qui ?!? sifflai-je à présent, en colère.

   Ne faisant pas attention à ma réponse, il tourna ses yeux ombragés vers mon frangin.

   -Et toi tu es qui ? lui demanda-t-il, toujours aussi glacial.

   Je me tournai à mon tour vers Alexeï pour lui murmurer de nouveau quelque chose muettement : ''File, vas-t-en, immédiatement ! ''
   Bien entendu, il ne m'écouta pas et préféra répondre à la question qui lui était adressée bien que peu aimable.

   -Je me nomme Alexeï et je suis son frère.

   À ses derniers mots, sur visage de l'inconnu à la chevelure grenat se dessina un sourire mauvais et carnassier. Bien que je ne sache pas trop pourquoi, il me faisait peur et son sourire ne laissait rien présager de bon. Je ne savais pas ce qu'il avait en tête à l'instant mais une chose était sûre et certaine : Alexeï n'aurait jamais dû dévoiler qu'il était mon frère. Je vis qu'après s'être présenté, mon frangin voulut dire autre chose pour me protéger mais il n'en eut pas l'occasion puisque le jeune homme dit autre chose avant lui.

   -Alors... Si c'est comme cela... Je suis dans l'obligation d'ordonner ça ...

   Il claqua des doigts puis des gardes descendirent de leurs chevaux pour venir entourer mon frère de toute part, ce dernier ne savait plus comment réagir. Néanmoins, il ne fit aucun geste provoquant.

   -Si vous ne me suivez pas dans l'instant, j'ordonne que l'on tue votre frère, poursuivit l'inconnu avec son sourire mauvais et carnassier qui s'étirait.

   Je me figeai sur place. Était-il sérieux ? Non, je ne pouvais pas le croire. Il n'existait pas un être aussi sadique et cruel dans le monde... C'était tout bonnement impossible... Non !

   -Non !

   Ce mot avait franchit mes lèvres sans que je puisse le retenir. Cela devait être mon caractère déterminé et têtu qui refaisait surface et refusait de se soumettre aussi facilement. Il descendit à son tour de son cheval puis s'approcha de moi pour me dire dans l'oreille.

   -Sais-tu au moins qui je suis ? (il fit une petite pause puis claqua des doigts) Tu l'auras cherché... tuez-le !

   J'entendis d'horribles cris de souffrance et de haine percer mes tympans. C'était horrible et je criais moi aussi ... Et je criais sans rien pouvoir faire d'autre... J'allais assister, impuissante, au meurtre de mon frangin. J'aurais voulu me joindre à la bataille histoire d'aider mon frère qui était seul contre au moins sept gardes si ce n'était pas plus mais je fus arrêtée par une pression sur mon épaule. Tournant doucement la tête je vis le jeune homme sadique me retenir auprès de lui. Quand tout fut fini et que je réussis enfin à me dégager, les gardes s'éloignèrent et je courus au chevet de mon frangin sans au passage lancer un regard de dégoût à l'homme. Le corps d'Alexeï était sans vie. Mais après tout, à quoi m'attendais-je de plus ? Ah, c'est vrai je croyais que l'homme au cheveux rouges n'était pas assez cruel et sans cœur pour faire cela eh bien je m'étais trompée et... Je me mis à sangloter, mon cœur déchiré et les larmes me brouillant la vue et me chauffant les yeux. Et... par ma faute Alexeï était mort ! Mort ! Alors qu'il n'avait rien fait ! Son seul crime avait été de m'avoir aimée comme un frère aime sa sœur ! Ce type au regard d'acier... C'était moi qu'il voulait et c'était Alexeï qui en payait le prix ! J'eus un sourire amer. Au moins, maintenant personne n'avait plus de moyen de pression sur moi. J'étais sans famille, sans amis, j'étais seule. À ce moment, foudroyant l'homme et ses gardes du regard, je me jurai que la mort de mon frangin ne serait pas vaine et que jamais je ne laisserais cet homme m'avoir même si je-ne-savait-pour-quelle-raison il avait voulu que je le suive. L'immense tristesse qui m'avait envahie fit place à une colère plus noire que le néant lui même.

   -Alors... Tu viens, maintenant ? J'ai autre chose à faire moi ! À moins... à moins que tu n'en aie pas encore assez vu ? fit, maintenant, mon plus détestable ennemi d'une voix froide et sans une once de sympathie même s'il venait tout juste de commettre un meurtre.

   Je me tournai vivement vers lui, en colère, mon regard rempli de haine.

   -Je ne sais pas qui vous êtes mais vous me dégoûtez ! Rentrez-vous bien cela dans le crâne : Jamais je ne viendrai avec vous, jamais ! Vous m'avez prit tout ce qui me restait alors si vous pensez que je vais vous suivre sans discuter vous vous mettez le doigt dans l’œil ! crachai-je avec haine et colère mélangées.

   Mes paroles ne semblèrent pas plaire au jeune homme qui se rembrunit plus qu'il ne l'était maintenant. Furibond il me répondit à son tour, violemment :

   -Pour ta gouverne, je me nomme Castiel, le roi Castiel ! Et toi il se trouve que tu es sur mes terres et ce qui est sur mes terres m'appartiens. Je n'ai donc aucun ordre à recevoir de toi, pauvre et idiote petite paysanne sans cervelle ! Si tu ne viens pas de ton plein gré j'emploirai la force et personne ne te viendra en aide, est-ce vraiment ce que tu veux ? (comme je ne bougeai pas il claqua de nouveau des doigts :)Attrapez-la !

   Les mêmes gardes qui avaient abattu mon frère se jetèrent sur moi. Ah... ! J'allais pouvoir me venger d'eux sans avoir à le faire sans aucune raison ! Sans le savoir le roi Castiel m'avait rendu un fier service. Aussi, je souris jusqu'à ce que... Le problème ? Je n'étais pas armée et pas du tout en tenue de combat... Et de plus, les gardes étaient beaucoup trop nombreux pour moi toute seule qui rappelons-le n'était habillée que d'une robe légère et n'était pas du tout armée. Dans le combat, je tentai d'attraper un bout de bois pour me défendre mais mes tentatives se soldèrent toutes par un échec décevant. Étant comme je l'étais, c'est à dire plus qu'inférieure en nombre et pas prête du tout, je me retrouvai bien vite, de force, agenouillée au sol devant Castiel. Le souverain me fixa avec colère. Il s'approcha de son cheval puis revint vers moi (toujours agenouillée, les bras repliés dans le dos et maintenue pas des gardes, de force) avec des chaînes... Je frissonnai au contact froid du métal avec ma peau alors que ce dernier glissait le long de mes poignets puis le long de mes chevilles. Je grimaçai de douleur quand ensuite, les liens se serrèrent autours de mes membres. Ma grimace, que j'essayai de cacher en vain, arracha un sourire moqueur et sarcastique au souverain.

   -Ça t'apprendra à vouloir désobéir à ton roi ! se moqua-t-il.

   J'eus une envie soudaine de le gifler, de plus il était tout proche de moi en train de finir de m'attacher bien solidement pour être sûr que je ne m'enfuirais pas, malheureusement pour moi mes poignets étaient liés ensembles dans mon dos et pour mes chevilles ce n'étaient pas mieux... Je ne répliquai rien, préférant garder le silence alors que le suzerain se relevait. Ce dernier ordonna aux gardes de me soulever et de m'apporter sur son cheval. Je frémis d'horreur, tout le voyage jusqu'au château de mon geôlier si proche de celui-ci ? Ça allait être l'horreur surtout que, grâce à ma bonne éducation, je savais le palais se trouver bien loin d'ici... Sans douceur, je me fis jucher sur le cheval noir du souverain puis le roi monta en selle, d'une main tenant mon corps étendu perpendiculairement sur le poney et de l'autre les rennes. La posture était assez inconfortable et le souverain pas des plus gentils... Pour se venger de moi, ce dernier faisait exprès d'aller au galop et mon corps qui rebondissait sans cesse avant de retomber sans douceur, ma tête qui tombait dans le vide et qui voyait le sol défiler avec une telle vitesse devant elle, cela me donna envie de vomir. Malheureusement pour moi et heureusement pour Castiel (car j'aurais bien voulu lui vomir dans la figure) je ne gerba pas et gagnai seulement un affreux mal de tête et un mauvais goût dans la bouche.
   Quand nous fûmes (enfin) arrivés au château, le trajet s'étant passé sans incident fâcheux, je fus toute suite jetée dans une petite pièce sombre et noire, sans même bougies pour m'éclairer. J'étais toujours attachée, personne n'ayant prit le temps de défaire mes liens. Je commençai à pleurer. Mais qu'allait-on faire de moi ?


   Me rappelant de toute cette histoire (et surtout de la mort de mon frangin) les larmes commencèrent à couler le long de mes joues. Je ne voulait pas paraître faible mais... mais c'était plus fort que moi... Tout à coup, un peu de lumière entra dans la pièce et je pus discerner les murs épais de pierres et la couche de bois qui pendait mollement au mur. Mais comment la lumière avait-elle pu pénétrer en ce lieu si sombre ? J'eus vite la réponse en entendant un grincement et en voyant la porte s'ouvrir.

   ------------------------------------------------------------------------------------
   *Les marmottes hibernent en hiver.




1. "les enfants, dans le village criaient et jouaient" me semble une tournure un peu maladroite. Je te conseille de remplacer par "les enfants du village criaient et jouaient" :3

2. Il ne me paraît pas utile de préciser que les marmottes hibernent en hiver, tout le monde le sait ^^ et même, la phrase "Et ce en hiver !" n'est pas indispensable, car on se doute bien que tu parles de cette saison. Je ne suis pas tout à fait sûre, mais je crois que la marmotte n'est absolument pas paresseuse, elle doit juste vivre au ralenti en hiver pour ne pas brûler trop vite ses réserves de graisse.

3. CE QUE À CET INSTANT J'IGNORAIS MAIS QUE J'AURAIS DÛ SAVOIR
Je trouve cette introduction au passage suivant un peu brutale. Juste commencer le paragraphe par : "Je ne le savais pas encore, mais [...]", je pense que ça irait :3 Il suffirait de remplacer la troisième personne par la première dans ce paragraphe, et le "RETOUR À MIRIANNE" ne serait plus utile... Enfin, je suppose. Qu'est-ce que tu en penses ?

4. froidement et légèrement furibond même si pour l'instant il arrivait à gérer.
Attention, je vais encore faire ma chieuse x)
Eh bien, furibond désigne justement une colère noire. Donc "légèrement dans une colère noire", ça semble bizarre... Surtout s'il est "froid" en plus, 'fin quand tu peux pas à la fois être dans une colère froide et horriblement furieux x) <~~ ici fille qui n'arrive pas à s'exprimer
Breeef, je ne sais pas si c'est vrai ce que je dis mais en tout cas "froidement et légèrement furibond même si pour l'instant il arrivait à gérer" ça fait bizarre, donc je te conseille de remplacer "furibond" par "en colère".

5. un sourire mauvais et carnassier
Je trouve que tu utilises beaucoup cette expression, "mauvais et carnassier". Il vaudrait mieux utiliser des synonymes, par exemple cruel, sanguinaire, de rapace, sauvage, férce... Ou alors n'utiliser qu'un seul qualificatif ^^

6. J'entendis d'horribles cris de souffrance et de haine percer mes tympans. C'était horrible et je criais moi aussi... Et je criais sans rien pouvoir faire d'autre...
Premièrement, ça fait beaucoup de répétitions. Que dis-tu de : J'entendis d'horribles cris de souffrance et de haine percer mes tympans. C'était atroce et je criais moi aussi sans rien pouvoir faire d'autre...
Deuxièmement, je suis surprise que Mirianne reste sans rien faire au lieu de juste crier "non ! arrêtez ! je ferai tout ce que vous voudrez !" ou quelque chose comme ça. Enfin, elle voit son frère se faire tuer sous ses yeux et par sa faute, c'est salement égoïste quoi >.< (et puis Castiel n'est pas non plus obligé de l'écouter :p)
Troisièmement, d'après la suite, Alexeï voulait mourir rapidement pour ne pas être terrassé par la maladie. Or, il semble que Castiel y va lentement et en prenant bien le temps de le faire souffrir. Et ils s'y mettent à plusieurs, en plus. S'ils se contentaient de le transpercer avec une lance, ce serait plus rapide, moins douloureux et surtout ça ne laisserait pas le temps à Mirianne de revenir sur sa promesse...

7. les larmes me brouillant la vue et me chauffant les yeux.
"brûlant" à la place de "chauffant" ? J'ai l'impression que ça sonnerait mieux.

8. Au moins, maintenant personne n'avait plus de moyen de pression sur moi.
C'est un peu rapide comme conclusion. Elle n'a vraiment aucun ami ? Et les gens de son village, est-ce qu'ils ne comptent pas pour elle ? Surtout que, plus loin dans les chapitres, il la menace de brûler son village et elle a peur de perdre tous ces gens qu'elle aime...

9. les gardes étaient beaucoup trop nombreux pour moi toute seule qui rappelont-le n'était habillée que d'une robe légère et n'était pas du tout armée
Euh, est-ce que c'est vraiment le seul problème ? C'est une jeune fille de dix-huit ans, paysanne, face à plus d'une demi-douzaine de gardes adultes, de la garde personnelle du roi, spécialement formés et entraînés, et le seul problème c'est une absence d'armes et d'armure ? (ok, et une légère infériorité numérique, d'accord) Tu vois, c'est ce genre de détail qui m'a fait dire au tout début "attention à ce qu'elle ne devienne pas une Mary-Sue" ^^

10. je ne gerbai pas
Premièrement, "gerber" est un mot familier, et contemporain si je ne me trompe pas. Donc "rendre mon déjeuner" ou quelque chose comme ça ferait mieux ^^
Deuxièmement, à propos de ce passage en entier : (je fais encore ma chieuse) c'est un peu bizarre qu'elle rebondisse sur son siège sans tomber. Si Castiel va au galop : soit elle est bien attachée, dans ce cas elle est ballottée en tous sens mais ne tombe pas et ne rebondit pas, soit elle n'est pas bien attachée et elle se casse la figure.

11. J'eus vite la réponse en entendant un grincement et en voyant la porte s'ouvrir.
Le délai entre le moment où elle voit la lumière de la porte rentrer à l'intérieur et le moment où la porte s'ouvre est pas si grand, normalement. En fait ça se passe plutôt simultanément *se prend une poutre dans la tronche*

12. Dernier point, enjoooooy ! C'est à propos du mot "frangin" qui est beaucoup utilisé très souvent. ça fait bizarre, un mot familier dans un texte plutôt soutenu. Bon, c'est sûr que ça doit être galère d'utiliser le mot "frère" à la place sans faire de répétition, donc c'est pas grave x)










1. Oki, tu peux changer !

2. C'est ma petite phrase chérie et humoristique ! XD Je ne veux pas la changer ! lol

3. Ok, ça m'a l'air pas si pire dit ainsi ! On essaye et on verra ce ça donne !

4. Ok, là aussi tu peu remplacer !

5. sad Ça fait des tonnes de chapitres que je n'utilise plus cette expression ! Là, je suis plus du genre à utiliser souvent "Un sourire inquiétatn" ! Je suis comme cela j'ai des passes XD ! Je vais laisser comme cela vue que je me rattrape dans les chapters souvent ! XD

6.
Point 1: Tu peux remplacer, j'aime bien la nouvelle phrase XD
point 2 : Mirianne est égoïste ! Ou du moins un peu... De toute façon la peur la tétanise et la main de Castiel sur son épaule de l'aide pas beaucoup non plus.
Point 3 : Ils s'y mettent à plusieurs pour que ça ailles plus vite aussi^^ Et je n'ai pas décris le corps d'Alexeï une fois mort alors peut-être que malgré tout les gardes qui l'ont entourés, peut-être que un seul l'a tué en le transperçant de son épée. Il fallait donner l'impression à Mirianne que son frère souffrait et que d'autres pourraient être les prochains.

7. Oki, je crois que tu as raison !

8. Ouep, tu as raison sauf que Mirianne ne s'imagine pas que le roi la menacera de décimer son village. Mirianne est une fille solitaire qui n'a pas vraiment d'amis et elle parlait plus de sa famille/ami proche quand elle pensant cela alors je vais laisser cette phrase ainsi.^^

9. XD Effectivement, ce n'est pas le seul problème mais sur le coup je n'ai pas vraiment pensé à autre chose ! Si tu veux, pour moi, tu peux rajouter un petit bout de texte qui dit à quel point elle ne fait pas le poids face aux gardes !

10. Tiens, j'ignorais que gerber était un mot familier. Oki, tu peux le changer.
Pour ce qui du deuxième point, c'est que Mirianne est attaché mais pas au cheval, elle n'est qu'attachée sur elle même et le roi la tient d'une main, tenant les rennes de l'autres, alors ele rebondit un peu mais sans tomber.

11. J'y ai pensé mais bon. Ça rajoute au suspens et c'était un peu une intro vers le chapitre suivant pour ne pas être trop court non plus. Je laisserais cela comme ça. smile

12. Il n'y a pas trop de synonyme de "frère" alors je crois que je vais tranquillement continuer à utiliser le terme "frangin" XD


Dernière édition par Lucy le Mer 17 Juil - 17:35, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 16:39

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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 16:39

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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 16:40

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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 16:40

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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 16:40

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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 16:41

Chapitre 7 :
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 1 Juil - 16:41

Chapitre 8 :

Une main d’acier s’était abattue sur mon épaule, m’immobilisant. Sous le choc, je tournai la tête pour apercevoir l’homme à qui appartenait cette fameuse main. J’eus le temps de l’entendre me murmurer au creux de l’oreille un :

« Tu ne t’es pas trop ennuyée de moi ? » avec un sourire carnassier et ironique.

Avant de me sentir comme happée par une force immatérielle, par le vide. Tout devint noir, plus noir que la nuit ou le néant lui-même. Et, pour la première fois de toute ma vie, je m’évanouis.


Difficilement, j’ouvris les yeux. J’étais allongée dans un grand lit et seuls ces flashs répétitifs et vifs de ce qui s’était passé plus tôt me revenaient.

Des yeux métalliques plus froids que la neige de la Sibérie.

Cette chevelure couleur du sang.

En continuant d’observer les choses qui m’entouraient, je remarquai que tout était très bien meublé et que la pièce était richement décorée.

-Elle est réveillée, fit une voix de fille tout près.

En levant les yeux, je perçus la silhouette d’une jeune femme aux cheveux blancs et plutôt longs (ils lui arrivaient aux talons !) à mon chevet.

-Hum… fis-je en la regardant.

Elle était très bien habillée et aussi très belle. En observant de plus près ses vêtements, je crus discerner la marque de fabrique du couturier royal, un certain Leigh, selon les dires de Violette quelques semaines plus tôt.

-Je me nomme Rosalya, fit l’inconnue - plus si inconnue que cela maintenant que son nom m’était désormais acquis.

-Où suis-je ? murmurai-je doucement, les idées encore un peu embrumées.

-Quelle question ! s’exclama la dénommée Rosalya. Vous êtes au château du roi Castiel ! D’ailleurs, je ne sais pas ce que vous lui avez dit à lui mais quand il vous a ramenée tout à l’heure il ne semblait pas de la meilleure humeur possible…

Mes rêves de liberté s’évanouirent d’un coup aux paroles de la jeune femme. L’oiseau vert aux couleurs de la liberté que j’avais été plus tôt, se fit arracher les ailes d’un coup et tomba en piqué sur le sol, inerte. J’étais revenue au point de départ et ce en l’espace de quelques semaines seulement… Je devais voir la vérité en face… Peu importe le nombre de fois que je m’évaderai, le roi me ferait chercher et chercher, il me traquerait sans relâche jusqu’à ce qu’il me remette le grappin dessus, comme une bête, et ce même s’il devait étendre ses recherches à tout le pays ! J’étais maudite… Que faire quand on est damnée ? Condamnée à un destin terrible qu’on ne peut éviter ? Toutes mes tentatives de fugue finissaient en échecs cuisants et ne faisaient que retarder l’heure fatidique… Et plus je tentais de m’échapper, plus le piège se resserrait autours de moi, moins le souverain me laissait de liberté…

J’étais devenue blême et Rosalya dut le remarquer.

-Allez-vous bien, quelque chose ne va pas ? me demanda-t-elle gentiment, avec une tendresse évidente.

Je ne sais comment je parvins à retenir mes larmes à ce moment. Peut-être que je ne supportais pas de partager ma détresse avec une inconnue. Peut-être avais-je peur que Castiel ne me voie dans cet état.

-Non… Tout va, tout va parfaitement bien, dis-je en essayant d’avoir l’air le plus convaincant possible.

-Ok, si vous le dîtes ! Je vous laisse maintenant.

J’entendis la porte se refermer derrière la jeune femme qui quittait la pièce. Elle voulait sûrement me laisser me reposer pour l’instant mais comment… mais comment pourrais-je être capable de dormir alors que deux questions me torturaient l’esprit de façon maléfique ? La première : Comment réagirait Castiel à notre prochaine confrontation imminente ? Je m’étais enfuie, sans revenir, il avait été obligé de mettre ma tête à prix pour me retrouver et je lui avais désobéi… Que ferait-il ? J’avais peur de sa réaction surtout que maintenant il me tenait de nouveau entre ses griffes. Et Ambre ? Comment réagirait-elle en apprenant que j’étais revenue alors que je lui avais fait la promesse du contraire ? J’avais rompu un serment, bien que contre mon gré, ce que j’avais fait était déloyal, immoral et déshonorant. La deuxième : Le roi Castiel m’avait pris dans ses bras !? Je m’étais faite prendre par ce… cet être ignoble ? Rien que d'y penser me donnait des frissons. J’en avais la chair de poule !


Comme je m’y attendais, la porte de la pièce s’ouvrit de nouveau pour laisser place à l’imposante stature du roi Castiel. Je frémis, un long frisson me parcourut l’échine. Mon cœur battait à une vitesse folle et ma respiration devenait de plus en plus hachée et affolée. La sueur, causée par la peur, plaquait mes vêtements sur ma peau alors que le jeune homme s’approchait de moi.

-Tu te souviens de ce que je t’avais dit si tu essayais de t’échapper de nouveau ? me demanda-t-il en s’approchant de plus en plus.

Je ne bougeai pas, la frayeur m’immobilisant, sous le choc. Je n’avais même pas assez de force pour dodeliner la tête.

-À l’instant même où je te parle des gardes entourent ton précieux village et s’apprêtent à le mettre à feu et à sang, poursuivit-il un sourire machiavélique et sadique s’étirant sur ses lèvres roses pâle.

Je frissonnai de nouveau. Non, ce n’était pas vrai ! Je ne pouvais pas croire à une telle horreur ! Mon ancienne maison, ma forêt, le marchand de fruits et de légumes, la taverne, Tania - une vieille femme qui me faisait souvent de petits gâteaux quand j’étais petite, je garde comme bon souvenir d’elle son chignon tout défait quand elle était énervée ou en colère. Tout cela serait bientôt saccagé. Seules des taches grenat orneraient désormais le sol de mon ancien village.

-NON ! Vous ne pouvez pas faire cela ! Non ! Rappelez vos gardes ! suppliai-je en pleurant, me sentant impuissante comme lorsque Alexeï était mort…

J’allais de nouveau regarder une tuerie sans rien pouvoir faire… C’était horrible !
Une vive douleur me nouait les entrailles. J’étais furieuse, désespérée. Des dizaines et des dizaines d’innocents allaient se voir arracher la vie à cause de moi. J’entendais déjà leurs hurlements de souffrance dans ma tête, si bien que je me bouchai les oreilles à l’aide de mes mains. Oui, après des semaines de liberté mon poignet cassé avait eu le temps de guérir contrairement à ma cheville.

-Ça ne servirait à rien de rappeler mes gardes… commença le suzerain.

Je me mis à sangloter de plus belle. S’il disait cela c’était que forcément le massacre avait déjà été entamé. J’avais l’impression de pleurer toutes les larmes de mon corps, je tremblais et sanglotais. Mes yeux me chauffaient et me faisaient mal. J’étais secouée de tremblements et ma vision se brouilla. Sans que je puisse comprendre pourquoi, un sourire moqueur et amusé apparut soudainement sur les lèvres du souverain, son sourire sadique étant mué en quelque chose d’autre. Pourquoi affichait-il cette expression ? Le massacre des miens l’amusait-il à ce point ? Massacrer des gens qui n'avaient rien demandé lui faisait plaisir, le divertissait ? Cet homme était un monstre sans cœur.

-Épargnez les survivants et je ferai tout ce que vous voudrez, lâchai-je, résolue et anéantie.

Si je pouvais sauver ceux qui restaient, je me devais de le faire, peu importe les conséquences car après tout c’était mon propre petit bonheur contre celui de dizaines de personnes innocentes. Moi, quel impact avais-je sur la planète ? Un infime. Et sur l’univers ? Pratiquement nul.

-C’est tentant, je dois dire… Je le ferai, bien que ce soit inutile car effectivement, je n’ai pas fait cela, ton village est sain et sauf, je bluffais, termina le roi, enfin, en éclatant d’un rire moqueur devant mon visage ahuri.

Comment pouvait-on être aussi cruel ? Il m’avait laissé pleurer, me détruire sans rien me dire. Il m’avait laissé croire au massacre abominable des miens. Mes tremblements cessèrent et je devins folle de rage. Mais… qu’avais-je fais ? Je venais de promettre au roi de faire tout ce qu’il voudrait et que dieu me vienne aide, j’étais la mieux placée pour savoir qu’une promesse était sacrée. Comment faire pour m’en sortir sans briser ce serment, sans détruire mes valeurs et croyances ? Je l’ignorais mais ce n’était que le début d’un nouveau défi à réaliser.

-Mais ne vas pas croire que tes tentatives de fugues resteront impunies ! fit le roi après s’être encore plus rapproché de moi. Tu dois payer pour tes actes !

Il me saisit le poignet et me força à me relever. Il était si fort que je ne pus me défaire de sa poigne de fer. Ainsi, il me traîna dans tout le château, sans faire attention à ma cheville cassée. Peut-être avait-il oublié ? ou alors ses élans de gentillesse soudaine lui étaient passés ? Comment savoir ? Tout à coup, le décor changea soudainement, les murs tapissés et richement décorés avaient fait place à d’imposantes parois de roche froide et dure. Des couloirs délabrés avaient remplacé ceux, spacieux et luxueux, de l’étage. Nous avions descendu un escalier de pierre et étions probablement rendus dans les sous-sols du palais. Ici-bas, nous ne croisions personne et les rares signes de vie que je voyais appartenaient à des bestioles toutes plus répugnantes les unes que les autres. Très bientôt, nous arrivâmes à un long couloir où sur le mur de gauche s’étendait une collection imposante d’instruments sordides et bizarroïdes. Il y avait aussi des menottes et des chaînes. Les outils divers recouvraient le mur comme une tapisserie. Ce fut sur ce mur que me plaqua Castiel. Ma tête vint heurter quelques instruments métalliques qui résonnèrent d'un son strident. Il me lâcha puis partit à l’extrémité du couloir, celui par lequel nous étions arrivés, pendant ce temps, mon pouls s’était accéléré et un grand stress était tombé sur moi comme une forte averse soudaine. Qu’allait-il faire de moi ? Les instruments qui décoraient le mur ne me disaient rien de bon. Comme une cinglée, je courus vers je courus vers le bout du couloir opposé à Castiel et tentai d’ouvrir la porte… Pas malheur, cette dernière était solidement barrée et fermée à clef. Le monarque, un sourire en coin, revint vers moi après s’être occupé de la porte et de l’avoir bien barrée. Il riait presque de moi qui était acculée contre la porte Nord.

-Qu’est-ce que tu croyais ?? Que j’allais te laisser t’enfuir comme ça ?? se moqua-t-il avant de me saisir par le collet et de me ramener plaquée contre le mur.

Il me donna un coup de pied puis je tombai de tout mon long sur le sol. Avec un sourire effroyable et sadique, il appuya son pied sur ma cheville cassée. Aïe !! Avais-je envie de crier. J’avais envie de crier au meurtre tellement ça faisait mal et ma douleur était vive. Je souffrais le martyre puis, puisant dans mes dernières forces (sans prendre le temps de me demander pourquoi il faisait cela) je repoussai son pied avec mes fines mains. Avec peine, je me remis sur mes deux pieds. Castiel ne fit rien pour m’empêcher de me relever mais il me re-plaqua au mur avec brusquerie. Ma cheville était douloureuse de nouveau et qui sait ce que j’allais endurer d’autre ? Tournant la tête, j’aperçus près de moi, sur le mur, des chaînes qui pendaient se terminant par un bracelet métallique servant à retenir les poignets du captif qui y était pris. Mes craintes se réalisèrent quand le regard du souverain se posa sur les mêmes chaînes que j’observais quelque temps plus tôt. D’un geste vif, il me saisit le poignet et l’enferma dans le fameux bracelet de métal gris. Ensuite, il s’éloigna de moi et se mit à contempler la paroi de pierre alors que moi je tirais sur mes liens pour les faire céder en vain. Castiel mit une main sur son menton, pensif, il observait d’un œil critique le mur qui s’étendait devant lui sans même faire attention à moi. Puis, il finit par se saisir d’une série de petites lames, laissant d’autres instruments plus macabres, sadiques et sordides sur le mur. Le roi sourit, il aimait la simplicité, du moins, dans ce genre d’activité.

/ !\ Attention, scène violente qui pourrait choquer les plus jeunes, âmes sensibles s’abstenir. / !\

Armé de ses couteaux, Castiel revint vers moi. Je m’écartai un peu mais il me saisit le bras et l’écrasa contre le mur froid.

-Allez-y ! Tuez-moi si telle est votre intention ! La mort sera toujours préférable à vous ! lâchai-je, ne pouvant faire autrement que tenter de me défendre par les mots.

-Bien essayé mais je sais faire mal sans tuer…

Sur ce, je sentis la lame s’enfoncer dans la chair de mon épaule

-Tu aimes le rouge, non ? me demanda mon bourreau alors qu’il continuait à martyriser mon pauvre bras.

-…

-J’espère parce que j’en aurai besoin de beaucoup pour repeindre les murs de ce triste couloir !

J’avais mal au bras. Mais je m’efforçai de retenir mes larmes et mes cris de souffrance car je ne voulais pas donner cette satisfaction à mon agresseur. Je ne voulais pas qu’il me voie souffrir, qu’il voie que ses agissements portaient fruits. Non ! Je ne lui donnerai pas cette chance de contempler mon malheur, de profiter de mon mal ! Je refusais totalement ! Aveuglée par la douleur, le visage plissé en un horrible rictus de souffrance, je me mordais les lèvres jusqu'au sang pour m'empêcher de crier. Mon sang brûlant tachait le sol sous mes pied et mes vêtements en étaient recouverts. La douleur se répandait dans tous mes membres, dans tout mon corps. Que dieu me vienne en aide ! priai-je silencieusement.

Soudainement, la torture s’arrêta. Je levai les yeux et mes dents se desserrèrent un peu, dans mon regard se lisait l’incompréhension et l’incrédulité.

-Si je continue tu perdras trop de sang, expliqua-t-il comme s’il lisait dans mes pensées.

Ah ! Voilà qui expliquait tout ! Autrement dit, si mon sang avait été illimité, il aurait encore continué de me blesser pendant encore de longues et pénibles heures.

-Oh ! et ne crois pas que ces petites cicatrices me repousseront… le mariage aura quand même lieu et ce dès demain !

J’aurais dû me douter que le roi ne me lâcherait pas aussi facilement. Même après des semaines, il gardait toujours les mêmes envies. Il était un homme, un homme avide de désir et de pouvoir. C’était absolument tout ce qui comptait ! Il était un homme, un humain et n’était pas bien différent des autres !

Il me détacha et me poussa en dehors de ce couloir.

/ !\ Fin du passage violent pouvant choquer les plus jeunes / !\


De retour dans la chambre que j’occupais avant cette petite scène de torture humaine, ramenée par le souverain en personne, j’étais de nouveau couchée sur le grand lit. Un jeune homme qui devait avoir 14 ans tout ou plus entra soudainement dans la pièce.

-Soigne-la ! ordonna simplement le suzerain avant de quitter la chambre et de me laisser seule avec le jeune garçon qui devait être un apprenti garde.

L’apprenti nettoya mes plaies avant de me faire un bandage et de re-soigner ma cheville cassée puisque Castiel avait aggravé mon cas en appuyant dessus.

On me laissa seule…

Enfin je me laissai aller à pleurer. Castiel était vraiment un monstre. La sensation de la lame qui tournait dans la blessure, réduisant mon épaule à l'état de charpie, était toujours présente. Chaque mouvement était une torture. Mes sanglots étouffés dans l'oreiller, je me jurai de lui faire payer un jour.
La nuit ne tarda pas à tomber et, affaiblie et épuisée, je m’endormis bien que contre mon gré car je ne voulais point dormir. J’avais envie de profiter le plus possible de ma dernière nuit SEULE. Le temps qu’il me restait était compté et le jour de mon union, de la fin de la vie comme je l’avais connue approchait à grand pas…

Bientôt ma vie ne m’appartiendrait plus… Elle appartiendrait au roi Castiel… Alors… Je pourrai dire adieu à toute forme de liberté…






Voilà voilà, je t'ai envoyé le chapitre par mail, et je te donne ici toutes mes petites réflexions vocabulaire/phrases maladroites.

1. « Tu ne t’es pas trop ennuyée de moi ? » avec un sourire carnassier et amusé.
Je trouve "carnassier" et "amusé" en contradiction, carnassier évoquant un monstre assoiffé de sang et amusé un adolescent plutôt normal. Du moins je trouve. Aussi je te propose de remplacer amusé par ironique.

2. Tout devint noir, plus noir que le néant ou que la nuit elle-même.
A ta place je mettrais "plus noir que la nuit ou le néant lui-même", car le néant est un terme beaucoup plus fort que la nuit, donc ça ferait une gradation.

3. Des yeux métalliques plus froids que la neige de l’Alaska.
Je sais je sais je suis chiante... Mais rappelons-nous, nous sommes au Moyen-Âge, période qui s'étend de 500 à 1400 après J-C. Or l'Alaska est un état des Etats-Unis, et les Amériques n'ont été découvertes qu'en 1492 par Christophe Colomb.
Donc plutôt qu'un pays que ton héroïne ne devrait même pas connaître, je te propose la Sibérie ^^

4. Je devais voir la vérité en face… Peu importe le nombre de fois que je m’évaderai, le roi me ferait chercher et chercher, il me traquerait sans relâche jusqu’à ce qu’il me remette le grappin dessus[...]
Je sais bien que tu ne peux pas y changer grand-chose, mais Mirianne juge un peu trop vite. Elle s'est enfuie une seule fois (d'accord, deux la fois où elle a sauté par-dessus la muraille), en se réfugiant dans le village le plus proche du château, sans prendre le temps de se déguiser ou quoi que ce soit. C'est un peu rapide de décréter qu'elle ne peut humainement pas s'échapper.

5. Je m’efforçai de retenir mes larmes.
Ce n'est pas une incohérence, c'est peut-être juste que Mirianne a un caractère bien trempé, mais à sa place je pense que beaucoup de filles seraient en larmes depuis longtemps ^^'

6. Le roi Castiel m’avait pris dans ses bras !?
Je pense qu'après un viol, elle n'est plus à ça près...

7. Mon cœur battait à une vitesse folle et ma respiration incessante était vive et haletante.
Une phrase maladroite : si sa respiration n'était pas incessante, elle mourrait asphyxiée. Peut-être quelque chose comme "ma respiration haletante s'accroissait de seconde en seconde" ou quelque chose comme ça ?

8.Tuer de pauvres innocents lui faisait plaisir, le divertissait ?
Comme je l'avais déjà signalé plus tôt, la formulation "pauvres innocents" revient beaucoup. Tu peux pourtant utiliser beaucoup d'autres périphrases : Tuer de pauvres gens, tuer des gens qui n'avaient rien demander, à la rigueur tuer des personnes innocentes...

9. Ma tête vint heurter quelques instruments métalliques qui émirent un son carillonnant.
Carillonnant me paraît mal choisi, je trouve que ça évoque plutôt un son joyeux. Comme des cloches. Je n'ai pas trop d'exemple en tête sans changer le sens de la phrase... "Ma tête vint heurter quelques instruments métalliques qui résonnèrent d'un son strident", c'est moche mais j'ai rien d'autre pour le moment ^^'

10. Comme une cinglée, je courus vers l’autre bout (celui opposé à Castiel) du couloir et tentai d’ouvrir la porte…
J'ai pris cet exemple mais j'aurais pu en prendre un autre... C'est sans doute un avis personnel mais je trouve toujours (pas seulement dans ton texte) que les phrases entre parenthèses sont moches et qu'elles cassent quelque chose. On peut facilement les remplacer par autre chose, en l'occurrence "je courus vers le bout du couloir opposé à Castiel". J'ai intégré la phrases entre parenthèses au reste à chaque fois, j'ai pas réfléchi mais j'espère que ça te dérange pas >.<

11. De longues traces écarlates se peignaient petit à petit sur mes frêles et sensibles bras
Là, elle parle comme s'il s'était déjà occupé de son deuxième bras, or il "commence" à le faire quelques lignes en dessous.

12. Encore une fois, c'est uniquement comme moi je ressens ton personnage, mais je m'étonne qu'elle ne se soit pas laissée aller à crier et pleurer une fois seule.

13. Je ne sais pas vraiment si le passage est trop violent. Je ne pense pas qu'on puisse être choqué, mais les règles précisent bien qu'il faut raconter brièvement le passage sans s'attarder dessus. Et je te rappelle que je ne suis pas du tout compétente pour juger et que je n'ai aucun pouvoir de décision par rapport à ta fiction.
De plus, ça me semble étrange que Castiel lacère ainsi les bras de Mirianne juste avant de l'épouser. Les blessures n'auront pas encore cicatrisé, elles pourraient même se rouvrir sous l'effort (tu vois ce que je veux dire ^^), et du sang qui s'échappe de croûtes à moitié arrachées c'est pas le plus sexy pour faire des choses au lit. Donc pour ces raisons, je te conseille de baisser quand même le niveau de violence d'un cran. Peut-être s'attaquer à un seul bras, dans une petite zone, mais de manière plus violente. Genre retourner le couteau dans la plaie et tout.
...
En fait je dis ça mais fourrager dans la blessure c'est bien pire. Alors ce que tu peux faire à la place, c'est expliquer en gros que Castiel s'attaque à son bras et que ça fait très, très mal, sans préciser ce qu'il avait fait. Puis, une fois qu'elle est toute seule, au calme, soignée et tout, Mirianne regarde la plaie sur son bras et se dit encore une fois que Castiel est un monstre, que même si sa plaie n'est pas très étendue elle est très profonde et rien que bouger un tout petit peu son bras la fait horriblement souffrir.
*okjesors*

Moi je propose, toi tu choisis ce que tu veux. Je suis là pour te conseiller, pas choisir le contenu de ton histoire et décider de ce qui se passera. Si tu veux tu peux faire n'importe quoi d'autre, tu peux même décider de ne rien changer. (mais je décline toute responsabilité/seprendunebasketdanslagueule/)


Dernière édition par Lucy le Jeu 4 Juil - 10:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Jeu 4 Juil - 9:31

Chapitre 9 :

Je me réveillai, les rayons de soleil perçaient les rideaux en soie de la fenêtre de la pièce dans laquelle j’avais dormi. Mes yeux étaient rouges et irrités car j’avais beaucoup pleuré la veille. Je ne pouvais y croire mais il était arrivé, le jour que j’avais tant essayé de retarder, appréhendé. C’était comme un long cauchemar duquel je me serais réveillée avant de réaliser que ce n’était que la triste réalité. Je me pinçai, comme pour vérifier. Je n’éprouvai qu’une vive douleur à mon épaule qui me faisait encore horriblement souffrir. On vint me chercher…



Le mariage eut lieu en fin d’après-midi, comme prévu, célébré par un prêtre que Castiel avait fait venir la veille durant. C’est donc devant Dieu et en présence de la famille royale que moi et le roi sommes devenus femme et mari en ce jour. Mais c’était vraiment un grand jour ! Le roi Castiel avait enfin choisi une femme et ainsi il assurait la descendance de sa famille.



Je voyais tout le monde s’amuser et rire. Personne ne faisait attention à moi, personne ne semblait me remarquer. Au milieu de tous ces visages heureux, je me sentais comme le mouton noir. À cet instant, j’étais la plus malheureuse, la plus déprimée. Ma vie ne m’appartenait plus elle appartenait au roi Castiel. Et quand le désir qu’il avait de moi serait assouvi, qu’adviendrait-il de moi ?



Quelques-uns ne cachaient pas leur mécontentement. Dame Ambre, semblait-il, avait refusé d’assister à la cérémonie. Je ne savais pas si c’était la vérité mais en tout cas je n’avais pas vu la blonde dans la foule.



C’est de noir que j’aurais dû être vêtue plutôt que de porter cette somptueuse robe blanche aux reflets verts poire cousue avec tant de soin et de diligence par Leigh, le couturier royal. Il était évident que le souverain avait été sûr de lui et sûr de sa victoire dès notre première rencontre car une telle tenue ne se cousait pas en un jour !



Je m’apprêtais à remplir mon assiette avec la nourriture qui se trouvait sur le buffet. Les tables croulaient sous l’abondance des victuailles : des viandes rôties, des grouses des Highlands farcies aux canneberges, des poissons fumés, des pâtés en croûtes, des ragoûts de bœuf, du chevreau, des pigeons et des chaperons ! Et les desserts ! Des galettes à la crème fraîche, des gâteaux au gingembre et aux noix de Grenoble et muscade ! Je devais respecter ma promesse et manger jusqu’à devenir obèse ! Cependant Castiel approchait et je ne remplis pas mon assiette. Il arriva près de moi et me saisit la main, m’obligeant à le suivre. Je l’interrogeai du regard mais je me heurtai à un visage impénétrable et inexpressif. Il ne daigna pas me donner un mot d’explication.



-Où allons-nous Sir Castiel ? demandai-je, refusant d’avancer.



Il me tira d’un coup sec.



-Tu es donc décidée à me résister ?



-Dîtes-moi où vous m’emmener !



-Je ne suis pas tenu de te le dire, femme ! Car tu es bien ma femme, non ? (il parlait avec une voix froide et dure) Dis-le ! exigea-t-il froidement.



-Je suis votre femme… murmurai-je en détournant les yeux.



-Je n’ai pas entendu !



-Je suis votre femme ! répétai-je, me hérissant.



-Tu me dois obéissance, n’est-ce pas ?



C’est donc ainsi qu’il comptait agir !? Maintenant que j’étais à lui, il n’avait plus aucun égard pour moi ! D’ailleurs il avait toujours ignoré mes sentiments ! Il me tira dans les couloirs du château, sans attendre ma réponse.



-Notre chambre, fit le suzerain en ouvrant la porte faite de chêne d’une pièce somptueuse.



La pièce était belle. Les murs était d’un rouge grenat, la chambre avait de grandes dimensions, en son centre se dressait un grand lit à baldaquin dont les draps en fine toile avaient été tirés… Je détournai les yeux. Au fond de la pièce trônait un candélabre sur pied dont les bougies avaient été allumées. Un fauteuil qui semblait confortable était placé devant l’âtre.

J’entrai, timidement, poussée doucement par mon mari derrière moi. Ce mot me faisait encore étrange, mari… Cela sonnait mal à mon oreille.



-Désires-tu un peu de vin ? me proposa le jeune homme en me tirant de mes pensées.



Je gardai le silence alors qu’il versa un peu de vin rouge dans une coupe transparente qu’il m’apporta par la suite. Je saisis le verre et le vidai d’un trait. Castiel ne m’avait pas quittée des yeux et souriait, apparemment amusé. Riait-il à mes dépends ? La boisson me réchauffait et m’envahissait d’une agréable langueur. Il ne fallait pourtant pas faiblir au point de ne pouvoir affronter l’ennemi ! Je serrai la coupe entre mes mains. Demanderai-je encore un peu de vin ? Me sentirai-je plus forte ou au contraire succomberai-je ? Il me fallait rester maîtresse de moi !



-Les invités ne risquent-ils pas de se poser des questions sur notre absence ? demandai-je au lieu de demander encore un peu d’alcool.



-Les rumeurs ne me touchent pas mais si cela peut te rassurer notre absence ne dérange personne. Peut-être que quand tu retourneras à nos convives tu aborderas un visage plus souriant.



Je frissonnai en comprenant ce que sous-entendait le souverain. Je déposai mon verre sur une table de salon tout près. Le roi s’approcha de moi puis plaqua ses mains sur mes épaules. Je retins un cris de douleur quand il toucha la plaie qu’il m’avait faite sur l’épaule. Il commença doucement à m’embrasser le cou puis à descendre le long de celui-ci. De mes mains, je le repoussai. Il fut si surpris qu’il n’eut pas le temps de me bloquer ou de faire quoi que ce soit pour me retenir auprès de lui. Par contre, il revint à l’assaut aussitôt.



-Non… Je ne peux pas et je ne veux pas ! Laissez-moi ! le suppliai-je sentant les larmes venir me picoter les yeux. Vous avez tué mon frère et jamais je ne pourrais être heureuse avec vous ! Je vous déteste !



-C’est ton frère qui l’a cherché ! se défendit-il en devenant furieux.



-Que dîtes-vous là ! Il était complètement innocent ! m’exclamai-je en devenant moi aussi en colère.



Je ne supportais pas que l’on bafoue la mémoire d’Alexeï.



-Ton frère était venu me voir quelques jours auparavant. Il était gravement malade depuis des semaines et sentait la fin venir, aussi m’a demander d’alléger ses souffrances ! Il savait que tu essayerais de l’en empêcher si jamais tu l’apprenais !



J’étais abasourdie et je ne voulais pas croire à ce que le roi me racontait même si son visage exprimait du sérieux et que tout concordait. Il était vrai qu’Alexeï n'était pas au meilleur de sa forme quelques temps avant sa mort. Pourtant il avait toujours paru résister à la maladie et m'assurait que tout allait bien.



-Il t’aimait et voulait une vie agréable pour toi. Il doutait que tu puisses survivre seule alors il est venu me supplier de te prendre pour femme en m’affirmant que tu étais très jolie et que n’importe quel homme te désirerait rien qu’en te voyant. Je lui ai dit que j’allais voir d’abord. Il m’a dit que tu allais souvent te baigner dans ce petit Glen en forêt aussi il a été convenu que j’irais chasser cette journée-là. Je pouvais ainsi te voir et te rencontrer, si tu me plaisais, je devais claquer deux fois des doigts ainsi ton frère savait que tu me plaisais. C’était le signal, sachant que tu ne voudrais pas me suivre de ton plein gré, Alexeï avait eu lui-même l’idée de mettre sa vie en jeu ainsi tu viendrais avec moi et lui pourrait mourir en paix sans que tu puisses l’en empêcher.



Mes yeux étaient grand ouverts.



-Non ! Ce n’est pas vrai ! fis-je en sanglotant. Alexeï ne m’aurait jamais fait une telle chose !



Une petite partie de mon cerveau se demanda qui j’essayais le plus de convaincre. Lui ou moi ? Même si je ne voulais l’avouer, je savais que le roi Castiel disait la stricte vérité.

Je m’assis sur le fauteuil, abasourdie et ahurie.



-Mais je dis la vérité… me susurra le souverain en revenant à l’attaque.



Il s’assit sur le divan à côté de moi et se mit à caresser ma chevelure rousse comme si j’étais un chaton. Encore sous le choc, je ne pouvais bouger, me défendre ou quoi que ce soit pour m’éloigner de cet homme.


1. Je gardai le silence alors qu’il versa un peu de vin rouge dans une coupe de vitre qu’il m’apporta par la suite.
Je suppose que tu veux parler d'une coupe de verre et pas de vitre ? Si tu veux éviter les répétitions, tu peux dire une coupe transparente par exemple, on devinera par nous-même qu'elle est en verre ^^

2. Se sentirait-elle plus forte ou au contraire succomberait-elle ? Il fallait rester maîtresse de soi !
Tu utilises soudainement la troisième personne du singulier alors que le texte est à la première personne.

3. Je retins un cris de douleur quand il toucha la plaie qu’Il m’avait fait sur l’épaule.
La majuscule me fait penser aux colombes du Roi-Soleil x)/SBAAAM/
Je pense qu'il vaut mieux l'enlever, parce que tu n'utilises de majuscule presque à aucun moment que ce soit pour le mot Roi ou pour Il.

4. Je ne supportais pas que l’on bafouille la mémoire d’Alexeï.
Je te signale cette faute parce que tu l'as déjà fait à une ou plusieurs reprises : le verbe c'est bafouer, pas bafouiller ^^

5. Il avait une tumeur au cerveau et sentait la fin venir, aussi m’a demander d’alléger ses souffrances !
Je ne m'y connais pas du tout en médecine, et encore moins dans la médecine du moyen-âge, mais ça m'étonne vraiment qu'on parle de tumeur à cette époque... Si tu veux changer, tu peux dire qu'il était très malade, mais qu'il faisait de son mieux pour le cacher à sa soeur, qui ne s'est pas rendue compte de la gravité de la situation.
Mais si tu ne changes pas, je pense que ça ne posera pas de problème.
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Lucy
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Ven 5 Juil - 14:11

Chapitre 10 :


Castiel arrêta soudainement de caresser ma chevelure couleur du feu et se leva précipitamment. Qu’y avait-il de si pressant ? Que voulait-il faire ? Il me saisit le poignet et me força à me lever même si des secousses de tristesse me faisaient encore trembler.



-Viens, dit-il simplement sans pour autant se défaire de sa voix froide et autoritaire.



Il me tira vers le lit.



-Non ! Je ne veux pas ! m’exclamai-je, encore trop secouée par les brusques révélations du roi.



-Notre mariage ne sera validé qu’après cela, protesta le souverain. Viens !



Je levai les yeux vers mon bourreau.



-Et si je ne voulais pas de ce mariage ? Vous ne m’avez jamais demandé mon avis !



-Et je n’en ai pas l’intention, non plus ! Et je n’ai pas l’intention de te demander ton avis sur ce qui va se produire si tu me résistes encore une fois !



Je frissonnai. Je ne voulais pas être forcée, je ne voulais pas que le suzerain abuse de moi, j’avais peur, j’étais terrifiée. Castiel ne me laissait même pas le temps de me remettre du choc que j’avais vécu quelques minutes plus tôt que déjà il sautait à un autre sujet et voulait valider le mariage. Cet homme était bien sadique… J’avais cru qu’il avait un cœur de pierre, maintenant, j’étais persuadée qu’il n’en possédait même pas ! La tête basse, sous le regard satisfait du jeune homme aux cheveux rouge grenat, je délaçai mon corset et fit tomber ma robe sur le sol, ne laissant que mes sous-vêtements. Je m’approchai du lit et m’y assis, je pris une grande respiration puis, résignée, mes iris croisèrent le regard froid du guerrier qui se déshabillait à son tour. Même si je le détestais amèrement, je ne pus détourner les yeux, son corps était beau, comme sculpté par les dieux mais en y regardant de plus près on pouvait clairement apercevoir de petites cicatrices qui barraient son torse musclé. Castiel se tourna vers moi, sentant un regard pesé sur lui, il sourit de façon amusée et le rouge me monta aux joues. J’étais gênée de l’avoir dévisagé ainsi alors qu’il était supposé être mon pire ennemi, il l’était toujours d’ailleurs et ce que je m’apprêtais à faire, je ne le faisais que par obligation. Une nouvelle séance de torture ou me faire forcer une nouvelle fois ne m’intéressait pas. Il revint vers moi, mon pouls battait la chamade. Plus il se rapprochait, plus j’avais peur. Le monarque finit par être tout proche et il vint s’asseoir près de moi, dans le lit dont rappelons-le les draps avaient été tirés… Doucement avec un peu de possessivité, il entremêla ses doigts au miens et se coucha, m’entraînant avec lui.



/!\ Attention, scène sensuelle pouvant choquer les plus jeunes. /!\



Les étreintes serrées se succédaient, les baisers aussi. Ce fut une vague de passion qui me submergea, j’étais à peine capable de respirer, noyée sous les caresses du roi Castiel. Je fermai les yeux, comme pour ne pas voir ce qui se déroulait. Pour cette fois j’avais donné mon consentement mais je ne rendais pas ses baisers au souverain, je ne bougeai pas, ne me contentant que de recevoir car après tout ce n’étais pas moi qui voulais de ce mariage, ce n’était pas moi qui voulais absolument épouser le souverain. À un moment donné, je sentis la main du suzerain replacer une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille et son étreinte se desserrer. Ouvrant les yeux, je m’aperçus qu’il était au-dessus de moi et, en silence, m’observait.



-Tu es si belle, pas étonnant que ton frère me dise que je te désirerai rien qu’en te voyant.



-Il ne se doutait sûrement pas qu’il allait me condamner à un destin terrible, sinon il n’aurait pas tout fait pour que je me plie à ce mariage ! Dieu que je regrette ! fis-je en me hérissant de nouveau, foudroyant le roi de mes prunelles orageuses.



-Fais attention à ce que tu dis ou je …



-Ou quoi ? demandai-je sèchement. Vous me torturerez ?



J’essayai de me débattre pour descendre du lit mais Castiel était toujours au-dessus de moi et me plaqua dessus, me maintenant avec ses mains fortes et agiles.



-Je connais la pire des tortures… me répondit-il mystérieusement avec un sourire mi-sadique, mi-intriguant dont seul lui avait le secret avant de se jeter sur ma bouche et d’étouffer mon cri de surprise.



/!\ Fin du passage pouvant choquer les plus jeunes /!\



Quelques temps plus tard, sous le regard amusé de Castiel, je revêtis de nouveau ma robe de mariage blanche aux reflets vert poire qui était toute froissée, en rougissant. Je rougissais non pas à cause de ce qui s’était passé avec le roi, ce qui m’effrayait, me faisait énormément peur pour l’avenir, mais plutôt à cause de la robe froissée : tout le monde allait comprendre pourquoi Castiel m’avait amenée dans la chambre. Moi ça me gênait, lui ça semblait l’amuser et pas qu’un peu ! Depuis que j’étais toute petite, je n’avais jamais aimé étaler ma vie privée devant tout le monde, ainsi. Je n’avais jamais été timide, exprimant bien mes idées et mes ressentis, ne me laissant pas piler sur les pieds, dicter ma conduite mais je n’avais pas été non plus une pie qui parle sans arrêt, un vrai moulin à parole ou une commère qui se plait à raconter tout à tout le monde. Lissant ma robe, je jetai de furtifs regards à mon époux qui m’observait, le visage impassible, ne laissant transparaître la moindre émotion. Quand j’eus fini de m’habiller, il me prit la main et la pressa pour resserrer sa poigne et m’empêcher de fuir, nous descendîmes et allâmes rejoindre les convives à la fête donnée en l’honneur des nouveaux et heureux mariés – pas si heureux que cela.



Le reste de la fête se déroula sans encombre mais à aucun moment je ne vis Dame Ambre. Je commençais sérieusement à m’inquiéter à son sujet, je savais qu’elle n’était qu’une sale pimbêche mais elle était aussi la fille qui m’avait aidée, une fille humaine avec des sentiments et tout ce qui venait avec l’humanité. Je la comprenais de ne vouloir assister aux mariages et aux réjouissances qui suivent mais de là à ne même pas se montrer le bout du nez… Il y avait des limites !



Plus tard, le soleil se couchant et les convives étant presque tous partis dormir dans les chambres offertes par Castiel, dans le palais, moi et lui remontâmes à l’étage. Mon mari me conduisit à notre chambre, il se dirigea vivement vers le lit.



-Viens te coucher.



-Je ne dormirai pas avec vous, affirmai-je en levant le menton bien haut.



- Arrête ces sottises ! Viens te coucher !



Je ne bougeai pas, restant immobile, sans broncher.



-Je ne dormirai pas dans le lit !



-Tu dormiras dans le lit ! me contredit le roi en finissant de se déshabiller et en me défiant de sa hauteur.



-Alors vous dormirez par terre ! m’exclamai-je, furieuse que le souverain soit aussi têtu.



-Je dormirai dans notre lit !



-Alors c’est moi qui…



Castiel avait plaqué sa main sur ma bouche, m’empêchant de terminer ma phrase.



-Assez ! J’en ai assez entendu comme ça !



Il me saisit le poignet et m’entraîna vers le lit.



-Il se fait tard, couche-toi !



Le souverain me poussa sur le lit avant de s’installer à côté de moi et de veiller à ce que je ne me sauve pas.



-Juste une question, dis-je en sentant la pression qu’exerçait le suzerain sur mon bras pour m’empêcher de fuir.



-Je t’écoute.



-Où est Dame Ambre ? Je ne l’ai pas aperçue de toute les festivités !



Il haussa un sourcil, le visage indéchiffrable. Comme s’il était surpris de ma question. À croire qu’il s’attendait à tout sauf cela.



-Tu te préoccupes du sort d’une gamine enquiquineuse et fatigante comme elle ?



-C’est important pour moi ! Répondez ! exigeai-je.



-Vous la reverrez bien assez tôt… Je peux même vous dire que vous la verrez demain à une heure tapant, répondit-il avec un sourire mystérieux, intriguant et sadique.



Surprise, je ne demandai cependant rien d’autre et fermai les yeux avant de m’endormir, épuisée par la journée.





Tout le matin suivant la cérémonie, on promena dans le château les draps tâchés de sang, chantant les louanges du roi qui avait accompli son travail. Quant à moi, la matinée durant j’évitai de croiser le roi et je vaquai doucement à mes occupations. J’étais encore secouée par la révélation de la veille mais évitai d’y penser. Le seul qui aurait pu me dire si le roi disait la vérité était Alexeï mais il était mort. Mort par… Mort pour… Je ne pouvais compléter une de ces phrases en étant totalement sûre que je ne racontais pas d’affreux mensonges et cela me torturait l’esprit. Ça me torturait l’esprit de ne pas savoir, de ne pas être sûre.



À une heure pile, on vint me chercher. Quelque chose allait se produire, c’était évident mais quoi ? Soudain, je me rappelai que le roi m’avait dit que je reverrais Dame Ambre à une heure tapant. Ce qui allait se passer avait-il rapport avec cette dernière ?



La cour du château fourmillait de partout, je me fis asseoir sur un grand siège. À côté il y en avait un autre tout aussi majestueux, j’en conclus que celui-ci devait être réservé au roi. Au milieu de la cour du château avait été dressée une grande scène de bois. Un échafaud si j’en croyais les dires des murmures autour de moi. Castiel finit par arriver, majestueux, il prit place près de moi à la place qui lui était réservée.



-Que se passe-t-il, Sire Castiel ? demandai-je en gardant les yeux rivés vers le centre de la cour.



-Tu en prendras connaissance bien assez tôt.



-Mais c’est maintenant que je veux une réponse ! m’exclamai-je en tapant du pied, nerveusement.



Tout à coup, un homme habillé tout de noir monta sur l’échafaud. J’avais assez de connaissance pour savoir qu’il s’agissait d’un bourreau. À n’en pas en douter, quelqu’un allait être exécuté. Mais qui ? C’est alors qu’une jeune femme, mains ligotées dans le dos, s’avança, poussée par des gardes derrière elle. Je reconnus Dame Ambre. Ses cheveux avaient été coupés courts à grands coups de ciseaux, sans souci d'esthétique, pour faciliter l’accès à son cou. Elle portait une robe simple aux couleurs mates.



- Ambre, pour avoir caché des informations primordiales au souverain et avoir enfreint la loi, nous vous condamnons à la mort par décapitation. Niez-vous ces faits ?



À l’appellation de "Ambre",  je compris que la jeune femme blonde avait été déchue de ses titres et était redevenue Ambre. Je compris aussi que celle qui allait être exécutée était nul autre qu’elle. J’ouvris grand les yeux et mon cœur se mit à battre à une vitesse extraordinaire. Alors que Castiel semblait imperturbable, je commençai à m’agiter sur mon siège.



-Faîtes quelque chose ! m’écriai-je à l’intention du souverain, ne pouvant plus me contenir plus longtemps.



Je n’allais pas laisser mourir la fille qui m’avait aidée à m’échapper juste sous mes yeux sans rien faire surtout que c’était en partie de ma faute si elle était dans les beaux draps.



-Pourquoi ferais-je quelque chose ? Cette peste à enfin ce qu’elle mérite ! Pour une fois que j’ai une raison valable de me débarrasser d’elle une bonne fois pour toute, je ne vais très certainement pas la laisser passé !



Un sourire satisfait avec une pointe de sadisme et d’amusement apparut sur les lèvres du suzerain alors qu’il parlait.



-Je ferai tout ce que vous voulez si vous la laissez partir ! fis-je impulsivement sans penser.



-Ça, tu l’as déjà promis, répondit le jeune homme, las, avec ennui.



-Alors je vous permettrai de passer quelque temps en ma compagnie !



-Je n’ai pas besoin de ta permission pour ça, dit-il avec un sourire grandissant.



Résignée et pour conserver le peu de dignité qu’il lui restait, Ambre déposa sa tête elle-même sur la guillotine et se prépara à la mort.



-Mais avouez tout de même que si je vous rendais vos baisers et étreintes ce serait plus intéressant, fis-je d’une voix pressante.



-Hum…



Dépêchez-vous à prendre votre décision ! pensai-je. Le bourreau s’approcha de la guillotine, il s’apprêtait à lâcher la lame sur le cou d'Ambre. Eh, merd* ! Dépêchez-vous ! Si Castiel n’agissait pas maintenant, la vie d’Ambre se résumerait à quelques piètres secondes.



-Je dois avouez que c’est tentant mais …



Mes yeux s’agrandirent sous l’effet de la terreur et de la peur. Je fermai les paupières, je ne voulais pas voir cela.



-Ah et puis… tu me fais pitié… ARRÊTEZ TOUT !!! cria-t-il juste au moment où le bourreau s’apprêtait à finir son travail.



Le temps sembla se figer. Ambre se releva et me glissa un regard. C’est alors que malgré sa mine fatiguée, ses petits yeux irrités et rouges, j’aperçus sur son visage un sourire joyeux de reconnaissance qui m’était adressé. Je le savais ! Sous cette carapace de garce prétentieuse se cachait une jeune fille qui avait seulement besoin d’une véritable amie à qui se confier et surtout de quelqu’un qui ne fasse pas attention aux apparences, qui ne se laisse pas duper par celles-ci. À la manière dont j’avais l’habitude de le faire pour Alexeï, Ambre me murmura un "merci" muet.












1. sans pour autant se départager de sa voix froide et autoritaire.
Le verbe départager me semble mal venu >.< Hum... Défaire, plutôt ?

2. J’essayai de me débattre pour descendre du lit mais Castiel était toujours au-dessus de moi et me plaqua sur le lit
La deuxième fois, tu pourrais remplacer "le lit" par "dessus".

3. tout le monde allait comprendre le pourquoi Castiel m’avait amenée dans la chambre.
Ici le mot "le" ne veut rien dire, il vaut mieux le supprimer non ?

4. le soleil se couchant et les convives étant presque tous partis se coucher
Encore une répétition. "les convives étant presque tous partis dormir" ?

5. je me fis asseoir sur un grand siège à côté de ce siège il y en avait un autre tout aussi majestueux,
La phrase est un peu maladroite, à ta place je mettrais : "je me fis asseoir sur un grand siège. À côté il y en avait un autre tout aussi majestueux, [...]"

6. Ses cheveux avaient été remontés dans les airs pour forcément faciliter l’accès à son cou.
Je ne vois pas pourquoi on se serait fatiguée pour une condamnée à mort... Et puis, dire que ses cheveux avaient été coupés courts à gros coups de ciseaux aurait mieux illustré la déchéance d'Ambre d'après moi.

7. L'utilisation du mot "Lady" pour montrer qu'Ambre a perdu ses titres me paraît bizarre... Lady veut signifie "dame" en anglais. x)

8. Je ne vais pas t'embêter à propos du passage sensuel. Je ne suis pas apte à juger si c'est ou non un sujet sensible, étant donné que Mirianne se laisse faire. Mais elle le fait par obligation, parce qu'elle a peur de se faire torturer par la suite, donc... Bref, je voulais juste te faire part de mes réserves à ce sujet x)

9. La réaction d'Ambre me surprend. Pas par rapport au personnage, hein, je suis vraiment contente que tu l'aies présentée autrement que comme une peste sans cervelle (oui d'ailleurs, j'avais pas pensé à te le dire mais j'adore que le personnage soit plus creusé :3). Et en même temps, je ne me suis jamais retrouvée dans ce genre de mauvaise posture, donc je dis peut-être des bêtises. Mais après avoir échappé d'un cheveu à une mort horrible, elle aurait dû être plus réservée, se montrer soulagée avant de céder au bonheur... Mouais, je sais pas si c'est très clair ce que je dis x)
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Mer 10 Juil - 15:47

Chapitre 11

Je retournai son sourire à Ambre, sachant qu’il m’était adressé. Ensuite, ignorant Castiel près de moi, je me levai de mon siège pour aller rejoindre la jeune femme blonde, précipitamment. Poussant un peu la foule pour pouvoir me créer un passage, je réussis à atteindre l’échafaud de bois, des gardes présents me bloquèrent le passage.


-Désolé mais vous n’êtes pas autorisée à monter… me dit un de ceux qui m’avaient arrêtée.


Tout à coup, alors que je m’apprêtais à tourner les talons, résignée, je sentis une main se poser sur mon épaule.


-Voyons, laissez-la passer, fit une voix derrière moi qui me semblait familière.


Je tournai la tête et vis la tignasse blanche et cendrée de Lysandre. Je souris puis les gardes se fondirent en excuses devant le bras droit pour finalement me laisser passer.

-Merci, murmurai-je à l’ami de mon époux en montant les petits escaliers qui menaient au haut de la scène brune.

Il me fit un clin d’œil avant de disparaître dans la cohue de gens. Contre toutes attentes, Ambre se jeta sur moi et m’étreignit en m’empoignant par le cou. Je la serrai à mon tour dans mes bras, sentant ses larmes de joie couler sur mes épaules alors qu’elle me serrait. Sur nous deux, je sentis peser le regard lourd et noir du souverain qui nous observait d’un œil mauvais. J’avalai ma salive et décidai de l’ignorer, priant pour qu’il ne m’en reparle pas.



Un peu plus tard, alors que je me brossais les cheveux, tranquillement assise devant le miroir de la coiffeuse, dans la chambre que je partageais dorénavant avec le roi, ce dernier fit irruption dans la pièce en claquant la porte. En me retournant, je pus voir qu’il avait l’air de très mauvaise humeur.


-Comment as-tu osé me faire une telle chose à moi ! me cria-t-il, le visage crispé.


-Hein ? fis-je sans trop comprendre.


Je fronçai les sourcils, un peu perdue.


-Ne fais pas l’innocente, tu sais très bien de quoi je veux parler !


-Non ! Justement, je ne sais rien ! m’exclamai-je à mon tour en me hérissant.


-Tu m’as humilié !


Je ne savais pas du tout de quoi il voulait parler mais si je l’avais humilié eh bien tant mieux ! C’était vraiment tout ce qu’il méritait ! Un sourire s’étira sur mes lèvres roses.


-Ah, bon !? dis-je, innocemment.


-Enlève ce sourit bête de ton visage !


J’obtempérai, perdant mon sourire, un peu effrayée par le ton froid que mon interlocuteur employait.


-Tu es ma femme ! Tu sais ce que cela signifie ?


« Que je vous appartiens ! Je sais ! » voulus-je lui crier à mon tour mais les mots restèrent bloqués dans ma gorge. J’étais trop apeurée par le souverain pour prononcer le moindre mot. Devant mon mutisme, il poursuivit :


-Je vais te le dire, moi ! Cela signifie que tu ne dois pas aller donner des câlinous au premier exécuté sauvé de mort que tu vois !


Je frissonnai en me rappelant le regard noir de Castiel peser sur moi alors qu'Ambre me serrait dans ses bras bronzés. Je déglutis péniblement. Le vieux dicton « On récolte ce que l’on sème » me revint en mémoire. Je suppose que si Ambre avait payé pour m’avoir aidée, je devrais aussi payer pour lui être venue en aide à mon tour. Confirmant ce que je pensais, le monarque rajouta d’une voix froide et menaçante :


-Tu mérites de payer pour ce que tu as fait.


Il s’approcha dangereusement de moi, à la vitesse de l’éclair puis me plaqua au mur, les bras bloqués au-dessus de ma tête et sa main libre tout près de mon crâne, appuyée sur le mur. Je sentais son souffle chaud dans ma figure…






-Violette ! Promets moi de ne rien dire, je t’en prie ! suppliai-je la jeune femme presque à genoux.


-Eh…


-S’il te plaît ! Il ne doit pas apprendre ! Jamais ! Je t’en supplie !


-C’est que je n’ai pas l’habitude de… tenta de dire Violette avant d’être coupée par ma voix suppliante.


-Juste pour cette fois… Violette…


-D’accord… Je… Je… Ne dirai rien… Je vous le promets… finit par jurer la jeune fille aux cheveux violacés.


Elle avait fini par craquer sous mes supplications mais elle paraissait hésitante et pas trop sûre d’elle. J’ignorais pendant combien de temps la parole de la servante durerait et l’éventualité qu’un jour il soit mis au courant m’effrayait.



Je retournai dans la chambre. La nuit tombait. Petit à petit, le ciel s’obscurcissait, ce qui voulait dire que le roi n’allait pas tarder à venir se coucher et je l’attendais de pied ferme. Cette fois-ci, je n’allais pas me laisser faire aussi facilement ! Bien que le revoir me stresse, je ne voulais pas céder à la peur qui m’envahissait. Car oui, admettons-le, j’avais peur qu’il vienne me réclamer ma part du marché… En attendant, je repensai aux évènements qui s’étaient produits plus tôt…



J’étais sortie de la chambre à Castiel et à moi en pleurs. Les larmes sillonnaient doucement mes joues, me brûlaient les yeux et floutaient ma vision. Les sanglots et les tremblements qui secouaient mon corps tout entier me faisaient mal au ventre. Mon visage était rouge et cerné. Je n’y voyais plus clair, aussi, je courais dans les dédales de couloirs du château à la lumière tamisée, sans trop savoir où j’allais, la seule chose que je savais c’était que je devais m’éloigner à tout prix de cet homme qui était mon époux. La nuit n’allait pas tarder à tomber et j’avais peur, peur de la suite des évènements. Soudainement, au détour d’un couloir, des mains se posèrent sur mes épaules.


-Arrêtez, Sir Castiel ! Partez ! m’écriai-je, furieuse.


Je me retournai et tomba nez-à-nez avec… Lysandre !


-Je… Je suis… désolée, bafouillai-je. Je vous avais pris…


-Pour Castiel, compléta le jeune homme avec un léger sourire gentil, pas comme ceux de Castiel qui cachaient toujours un double sens.


Le bras droit du roi remarqua mes larmes puis il en cueillit une sur son doigt, le passant tout près de mon œil bleu et triste.


-Pourquoi pleurez-vous ? me demanda-t-il avec une inquiétude sincère.


Je pensais pouvoir lui faire confiance alors je déballai tout.


-C’est… c’est Castiel… Il a… Il m’a… fis-je, la voix tremblante et entrecoupée de sanglots, incapable de compléter ma phrase.


-Chuttt… me coupa doucement Lysandre en mettant son index devant ma bouche. Vous n’êtes pas obligée de me dire tout, si vous ne le voulez pas.


Je hochai la tête avant de l’enfouir contre le torse du jeune homme qui contre toute attente ne me repoussa pas mais referma plutôt ses bras musclés sur moi.


-Castiel fait parfois des erreurs… Mais il cache un bon fond, soyez en sûre. Peu importe ce que vous avez fait, il vous le pardonnera, je crois qu’il vous aime plus qu’il ne veut bien le laisser paraître et de plus vous êtes sa femme, poursuivit mon interlocuteur, d’une voix douce et apaisante.


Je le savais. Il ne pouvait savoir mais moi je n’avais rien fait… Dans l’histoire c’était Castiel le fautif, pas moi.


-Mais, moi, je ne l’aime pas… soufflai-je.


Lysandre sembla surpris, il leva la tête puis me repoussa un peu alors que j’étais toujours accrochée à ses bras. Probablement ne voulait-il pas trahir son ami en tenant sa femme trop près de lui surtout que cette dernière ne l’aimait pas… Comment lui en vouloir ? Sûrement Lysandre voulait-il simplement éviter que je tombe amoureuse de lui. Bien sûr, j’étais persuadée qu’il n’avouerait jamais avoir pensé à cette possibilité. Il ne voulait pas avoir l’air « tête enflée » quand même !

-J’ai besoin de plus… rajoutai-je en levant les yeux vers le regard vairon de Lysandre.


Il haussa un sourcil, dubitatif, ce qui lui donnait un air plutôt mignon et adorable.


-Castiel est le roi, tu n’as qu’à demander et je suis sûr qu’il accèdera à ta demande.


-Je… Je ne veux pas parler de cela…


Ma voix était toujours aussi tremblante. Même si Lysandre avait réussi à me calmer un peu, je n’en demeurais pas moins sensible et triste. Mon cœur pleurait la perte de ces larmes… Le jeune homme, puisque j’étais de nouveau secouée de sanglots, se colla un peu à moi puis me reprit dans ses bras pour me calmer.


-J’ai besoin de plus… Répétai-je avant de plonger vers la bouche du bras droit.


Avec passion, je me mis à l’embrasser langoureusement. Il ne me repoussa pas, il me plaqua plutôt contre le mur et se mit à m’embrasser à son tour. Répondant sensuellement à mes baisers puis descendant le long de mon cou avant de remonter vers mes lèvres roses. Il avait une jambe entre les miennes. Ses baisers se faisaient de plus en plus fougueux quand tout à coup… il s'arrêta.
Nous avions, tous deux, entendu des bruits de pas dans le couloir. Me retournant je vis la silhouette mince de Violette. Elle nous regardait, ahurie, ne sachant pas trop quoi faire ou quoi dire.Je m’écartai de Lysandre.


-Eh… Eh… Je vais vous… vous laisser… bégaya la servante.


Je la retins par la manche.


-Non ! Attends, Violette…


Elle nous avait vus… Je ne pouvais la laisser partir avant qu’elle ne me jure de ne rien dire à propos de ce qui s’était passé.


-Je vais y aller… dit Lysandre mal à l’aise avant de disparaître.



J’ignorais pourquoi j’avais embrassé Lysandre, ainsi. Peut-être était-ce le manque ? Le manque d’amour et de passion ? Avec Castiel, je n’avais pas connu la moindre once d’amour véritable depuis notre mariage. Je le détestais et lui… Et lui, j’ignorais totalement ce qu’il pensait de moi… Me désirait-il simplement, effet de convoitise, ou bien avait-il des sentiments plus sincères à mon égard comme l’avait suggéré Lysandre ? Je ne le savais… Une seule chose était sûre, le jeune homme connaissait bien mon époux. Assez pour le deviner ? Peut-être… La poignée de la chambre tourna dans un grincement.







1. Il me fit un clin d’œil avant de disparaître dans la cohue de gens.
Une "cohue" désigne déjà une foule, donc ce n'est pas la peine de préciser "de gens" ^^

2. tu ne dois pas aller donner des câlinous aux exécutés !
Hum, justement, Ambre n'a pas été exécutée... Prisonniers, plutôt ?

3. Je sentais son souffle chaud dans ma figure…
-Violette ! Promets moi de ne rien dire, je t’en prie ! suppliai-je la jeune femme presque à genoux.
Ce passage m'a un peu perturbée... L'espace entre les deux scènes est le même qu'entre n'importe quelle réplique du texte, ce qui fait qu'on est un peu perdu en passant d'une scène à l'autre. Je te conseille de simplement rajouter un signe du genre "***" entre les deux, ça faciliterait la compréhension.

4. Les larmes sillonnaient doucement le long de mes joues
Ce n'est pas la première fois que je vois une erreur de ce genre, aussi je te conseille de vérifier dans un dictionnaire quand tu utilises un mot que tu ne maîtrises pas. Par exemple, je suppose que tu prenais "sillonner" comme un synonyme de "glisser" ou quelque chose comme ça. Alors que dans le sens où tu l'emploies, ça revient plutôt à "tracer/creuser des sillons". Donc -> les larmes sillonnaient doucement mes joues.

5. alors qu'Ambre me serrait dans ses bras bronzés.
Oui il y a un numéro 5, je ne l'avais pas remarqué dans ma première lecture... Mais Ambre est plutôt le genre de fille à être à la pointe de la mode. Et la mode à l'époque c'est le teint le plus clair possible (ils s'étalaient même de la crème blanche sur le visage >.>).
Au fait, Ambre n'a pas de parents ? Pas d'amis ?

6. Mon cœur pleurait la perte de ces larmes…
Je suis désolée, encore un truc que j'avais oublié... >.<
Je ne comprends pas trop cette phrase.
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Lucy
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Lun 15 Juil - 17:28

Chapitre 12 :


La porte s’ouvrit puis l’imposante silhouette du roi Castiel pénétra dans la pièce. Il ne dit rien, gardant le silence. Sans un mot, il se déshabilla. Je l’observais, silencieuse moi aussi. Une aura de froideur et d’autorité se dégageait du souverain.



-Il y a un bal demain soir, tu m’y accompagneras, finit par dire le monarque en plantant son regard acier dans le mien.



Il s’allongea ensuite dans le lit avant de fermer les yeux. Mais même les paupières closes, je savais qu’il me surveillait toujours. À mon tour, je me départis de mes vêtements avant de me coucher près de Castiel. Je n’ignorais pas que si je ne venais pas dormir près de lui dans un délai maximum de 10 minutes, mon époux viendrait me chercher… Tournant le dos au jeune homme à mes côtés, je finis par m’endormir.



Le lendemain, la journée se passa sans encombre fâcheux. J’évitai de croiser Castiel, ce qui limitait les probabilités de problèmes… J’évitai aussi Lysandre… Après ce qui s’était passé la veille… Je ne savais pas exactement pourquoi mais j’étais mal à l’aise de le revoir. Je n’étais pas prête à reparler de hier. Je ne savais plus trop ce que je ressentais pour lui, à vrai dire. Le pire dans tout ça c’était que peu importe les sentiments que j’éprouvais pour Lysandre, je ne pouvais les éprouver, je n’en avais pas le droit…



Plus vite que je ne le pensais, le soir arriva. Dans la cour du château des dizaines et de dizaines de calèches arrivaient déjà. Ils devaient provenir de toutes les contrées environnante ! J’allais peut-être pouvoir faire de nouvelles rencontres ! Qui sait ce que cette soirée me réservait ? Le futur était rempli de surprises ! Je tournai la tête de la fenêtre, dérangée par Rosalya et Violette qui venaient d’arriver derrière moi.



-Vous devez vous préparez pour le bal, dit Violette en évitant soigneusement de parler de ce qu’elle avait vu hier.



Sans protester, je suivis les deux jeunes femmes dans le palais, d’une part parce que Rosalya qui n’arrêtait pas de piailler me tirait par le bras, d’une autre car je n’avais rien de mieux à faire et que je ne souhaitais pas avoir l’air d’une paysanne devant autant de gens importants. On me vêtit d’une robe verte qui s’accordait à merveille avec ma chevelure de feu. Les manches amples étaient brodés d’un fil d’or semblable à la couleur des lacets de mon corset. Rosalya, de son côté, s’habilla d’une robe beige qui lui seyait bien et qui allait superbement avec sa longue chevelure blanche agrémentée de reflets indigos. Je me tournai vers Violette après avoir complimenté la Dame sur son choix de robe pour la soirée.



-Tu ne viens pas avec nous ? lui demandai-je en remarquant qu’elle ne s’était ni habillée, ni maquillée.



-Oh ! Je ne suis qu’une servante… Je ne vais pas à ce genre de fête, ce n’est pas ma place… me répondit-elle un peu mal à l’aise.



-Ah… Désolée… Je ne voulais pas… dis-je devenue moi aussi gênée par la situation.



Ensuite, évitant de reposer d’autres questions à Violette, je glissai un masque de dentelle sur mes yeux, car c’était un bal masqué, alors que Rosalya s’entêtait à ne pas vouloir en mettre un puisque cela gâcherait apparemment son regard de séductrice.



La salle de bal richement décorée était belle et spacieuse. Partout où mon regard glissait, j’apercevais des convives qui discutaient ou dansaient. Les tables croulaient sous l’abondance de la nourriture. Juste en regardant la manière dont ils étaient vêtus, il était évident que seuls des invités de marque avaient été invités à cette soirée. Comme une fleur en pleine éclosion, sur la piste de danse les robes tournoyaient, s’entrechoquant entre elles, créant de jolis motifs. Je baissai les yeux pour voir mon bras accroché à celui de mon époux, qui lui, m’entraînait vers la piste de danse pour se joindre au mandala de robes colorés. Ce que j’ignorais ce fut que dès que le roi pénétra dans la danse, tout s’arrêta. Tout devint clair quand une voix grave annonça que le tango royal allait commencer. Lâchant le bras de Castiel, j’allai me placer en rang à côté des autres femmes. Après quelques instants, la musique commença à jouer, s’élevant des instruments appartenant aux musiciens royaux, la danse commença. Par malchance, mon premier cavalier fut le souverain en personne. Tout proche de lui, je pouvais sentir son pouls qui battait dans sa poitrine et la chaleur que dégageait son corps. Je pouvais dire ce que je voulais mais si dans ses agissements je le considérais comme une véritable brute il n’en était pas moins un formidable danseur. Même avec un visage impassible, qui ne laissait transparaître aucune émotion, et ses pas de danse dénués d’âme, il ne commit aucun faux pas. Ensuite, le roi me fit tournoyer avant de me lâcher, je tombai dans les bras d’un autre danseur. Un peu étourdie, je ne perçus pas toute suite qui était mon cavalier du moment. Puis finalement, je levai les yeux et aperçus les mèches blanches aux pointes cendrées de Lysandre. Je ne le connaissais pas très bien (moins que Castiel en tout cas) mais j’aurais presque juré, j’étais prête à parier qu’il s’était placé là exprès pour danser avec moi. Et dire que j’avais essayé de l’éviter !



-La soirée est chaude, n’est-ce pas ? me demanda-t-il pour entamer la conversation.



-Euh… oui… murmurai-je en tournant la tête dans la direction opposé à celle du jeune homme.



Tout à coup, je me sentis basculer vers l’arrière comme si j’allais tomber. Heureusement, Lysandre me rattrapa par la taille, se penchant sur moi.



-Ce qui s’est passé hier ne doit pas se reproduire, jamais ! Je suis désolé, je ne sais pas ce qui s’est passé, ça ne se reproduira plus, vous avez ma parole, me chuchota-t-il à l’oreille de façon à ce que seule moi entende.



Alors qu’il me disait ceci, j’aurais pu jurer voir une lueur de tristesse traverser ses yeux vairons peut-être même de regret, de remord. Je ne pouvais bien déterminer puisque cette lueur ne resta dans les yeux de mon cavalier que le temps de quelques fugaces secondes.



D’un geste vif, il me remit sur mes pieds avant de me lâcher et de disparaître parmi les invités. Je le regardai partir, bouche bée. Je ne trouvai rien à répondre. De toute façon le jeune homme était déjà parti…



Plus tard dans la soirée, alors que j’étais tranquillement assise sur une chaise à la table du roi, observant tranquillement la foule, une silhouette mince s’approcha de moi.



-Je… Je… Je voulais vous remercier pour hier… commença une voix féminine un peu mielleuse.



Je levai les yeux de ma coupe de vin rouge puis plantai mon regard bleu dans celui d’Ambre. La jeune femme était vêtue d’une somptueuse robe jaune un peu gonflée au niveau de la taille. Je souris.



-Il n’y a pas de quoi !



Après ce qui s’était passé, je croyais que le souverain aurait banni Ambre du château à défaut de ne pouvoir l’exécuter. Mais alors… Que faisait-elle là ?



-Le roi m’a laissé trois jours… Trois jours à passer au château avant qu’ils ne me jettent dehors, dit Ambre avec une voix un peu hautaine, comme si elle lisait mes pensées.



J’hochai la tête plus par respect et politesse que par réelle envie de connaître la vie de cette peste orgueilleuse et vaniteuse. Dans mon fond intérieur, je me fichais bien de ce qui pouvait arriver à Ambre. Elle m’avait aidé et sa vie avait été mise en danger, d’accord, me sentant redevable, je lui avais rendu la pareille quand elle en avait eu besoin mais maintenant que toute cette histoire était finie : nous étions « quittes », non ?



-Oh ! Et où irez-vous ? Vous avez des projets pour l’avenir ? demandai-je en feignant l’intérêt après avoir bu une gorgée de vin grenat, espérant que me saouler un peu me ferait oublier ma situation très peu enviable.



Me saouler pour oublier. C’était exactement ce que je faisais. Mal ? Non. Je jugeais en avoir le droit après tout ce que j’avais vécu. Je n’avais plus de famille. Mon frère m’avait menti et en quelque sorte trahie, il m’avait jeté dans la gueule du loup, autrement connu sous le nom du roi Castiel, sans même me demander mon avis. Peut-être jugeait-il ne pas en avoir besoin ? Que ce n’était pas de mes affaires ? Eh bien, il se trompait ! C’était de ma vie dont on parlait, pas de la sienne ! Ensuite, ce même homme sans vergogne m’avait capturée, séquestrée pour au final me forcer à l’épouser. J’avais tenté une fois de fuir et celle qui m’avait aidée à le faire y avait presque laissé sa vie, de plus, j’avais été retrouvée. Alors, oui. Oui, je croyais avoir le droit de me saouler un peu pour oublier cette réalité qui était la mienne. Sans crier gare, je laissai échapper un court éclat de rire, un ricanement. Ambre dut me prendre pour une folle mais elle ne fit aucun commentaire alors que moi je riais de la situation, de l’horreur de la situation plutôt. J’essayais de me convaincre que ce n’était qu’un rêve et que bientôt je me réveillerais dans mon petit et inconfortable lit de fortune et que rien de tout cela ne fût réellement arrivé mais il n'en était rien. J’étais bien réveillée et c’était un cauchemar éveillé que je vivais. Je me dis qu’Ambre me supportait et ne partait pas parce que j’étais la seule qui ne refusait pas de lui parler après l’incident de la guillotine et même là… peut-être étais-je la seule à supporter encore ses jacassements…



-Je l’ignore… Je ne sais pas où j’irai mais je suis pratiquement sûre qu’un homme laisse facilement entrer une Dame comme moi chez lui avec une promesse de combler ses désirs charnels…



Je fus dégoûtée par ses propos. Ils me révoltèrent, je devais dire quelque chose ! N’importe quoi !



-Vous ne pouvez pas ainsi vous soumettre aux désirs d’un homme ! m’exclamai-je.



-Je crois que vous êtes mal placée pour parler, vous qui êtes forcée d’obéir au roi Castiel ! répliqua la blonde, essayant de me provoquer.



Ambre avait touché le point sensible… Il était vrai que Castiel me forçait à faire des choses parfois dont je ne voulais pas… Je ne trouvai rien à redire aux propos d’Ambre. Je baissai les yeux puis déglutis, lâchant un soupir. Castiel me tenait à son entière merci. Il pouvait faire ce qu’il voulait de moi. J’étais trop sensible et refusais de voir souffrir des innocents pour moi et par ma faute.



-D’accord… Je l’admets… Mais n’empêche que vous ne pouvez vivre ainsi pour le reste de votre existence, déclarai-je en baissant les yeux vers le sol comme si c’était la plus belle chose qu’il ne m’avait jamais été donnée de contempler en disant mes premiers mots.



-Vous avez une meilleure idée, peut-être !?  lâcha sèchement mon interlocutrice.



Un étrange sourire amusé, mystérieux, intriguant et peut-être un peu inquiétant se peignit sur mes jolies lèvres roses.



-Oui… J’en ai une.



***

-Non ! Non ! Et non ! cria Ambre. Ce n’est pas digne de mon rang !



Cela faisait une dizaine de minutes qu’elle s’entêtait à refuser mon offre et à stopper toutes mes tentatives pour la convaincre de l’accepter, pour la faire changer d’avis. Je lui avais proposé de devenir ma Dame de compagnie. J’étais l’épouse du souverain, je devais bien avoir le droit de me prendre une Dame, une servante, une conseillère, non ?



-Et de quel rang on parle, déjà ? Je vous rappelle que l’on vous a retiré vos titres ! hurlai-je à mon tour avant de soupirer et de reprendre mon calme. De toute façon soit vous acceptez et vous restez au château à couler paisiblement des jours heureux comme vous l’avez toujours fait ou vous passerez les prochaines nuits de votre vie à dormir sur le sol dur, humide et froid de la chaussée du village voisin à marchander votre maigre ration de nourriture avec votre corps !



J’avais vécu toute ma vie dans un village, je savais ce que c’était. Je savais que c’était difficile et pour une fille comme Ambre qui avait toujours eu tout ce qu’elle voulait sans même lever le petit doigt vivre comme une mendiante, une vagabonde relèverait de l’impossible.



-Mais je ne p…



Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que je la coupai avec le même sourire étrange que j’avais eu quelques minutes plus tôt.



-Vous ai-je parlé des loups ?



Mon interlocutrice me lança un regard interrogateur, alors je poursuivis :



-Il y a des loups dans la forêt bordant le village et il n’est pas rare qu’ils sortent des bois pour aller s’approvisionner en nourriture quand les temps sont durs. Les villageois ont presque tout essayé ! Le feu, les balles d’argents au cas où, les pièges… et un tas d’autres trucs mais les loups sont coriaces. Ils ont peut-être réussi à n’en tuer un ou deux s’ils ont eu de la chance mais ce n’est qu’une faible quantité de ses canidés aux dents aiguisés quand on sait que une meute entière de ces bestioles vit tout près…



Au fil de mes paroles Ambre avait blêmi, son teint était si pâle qu’elle aurait pu passer pour un fantôme. En voyant sa réaction, je me sentis cruelle de l'effrayer en exagérant la situation. Je n'avais pas prévu qu'elle me prendrait autant au sérieux, surtout connaissant son caractère de prétentieuse sûre d'elle-même. Pourquoi semblait-elle si choquée ? Était-elle une froussarde, en fin de compte ?



-Ça… Ça va… J’accepte… finit-elle par dire.



Mon sourire s’accentua, j’avais réussi à convaincre la jeune femme de devenir ma Dame de compagnie malgré toutes les protestations qu’elle avait émises ! Je jetai un coup d’œil rapide sur la piste de danse où j’aperçus Rosalya danser avec un jeune homme aux cheveux noirs qui m’était inconnu. Rose’ avait peut-être raison finalement de ne pas vouloir porter de masque ! Elle s’était trouvée un beau spécimen de mâle comme cavalier ! Mon regard glissa de nouveau vers Ambre.



-Qui est-ce… allais-je demander en pointant le couple de mon amie aux cheveux blancs du doigt avant de remarquer que ma nouvelle Dame de compagnie avait disparue.



Wouah ! L'histoire sur les loups que je lui avais racontée avait dû terriblement l'ébranler pour qu’elle décide de manquer une soirée pareille ! Je me demandais bien pourquoi…



À cause de la boisson, ma tête tournait et j’avais peur d’être complètement saoule ! Un homme que je ne reconnus pas toute suite vint s’asseoir à côté de moi, une bouteille de vin en main.



-Passez-moi ça ! fis-je en lui prenant la bouteille des mains.



Le jeune homme leva un sourcil puis il sourit avec amusement, ne s’en cachant pas. Quant à moi, je souris aussi puis ouvrit la bouteille avec l’outil approprié. Tout le liquide se mit à déborder du contenant transparent comme une éruption volcanique. Mon sourire s’étira de même que pour celui de l’homme. Je remplis ma coupe puis la sienne.



-À cette soirée !



Je ne savais plus lequel de nous deux avait dit cela mais ça n’avait aucune importance. Il leva son verre, je l’imitai puis nous trinquâmes.



-Vous savez que vous êtes beau garçon ? dis-je en portant le liquide grenat à mes lèvres.



-On me l’a déjà dit.



Il but lui aussi. La soirée avança et je ne cessai de discuter avec cet homme. Je le draguais sans relâche, je faisais des trucs d’enfants, des choses qui ne me ressemblaient pas, je perdais doucement le contrôle sans m’en rendre compte. La boisson avait fait son effet. J’étais complètement saoule, folle et pas du tout moi-même.



-Et si on allait s’amuser ailleurs ? Je m’ennuie ici ! m’exclamai-je au bout d’un moment avec une mine faussement triste.



Je pris mon compagnon de beuverie par la main puis le tira à l’extérieur de la salle de bal. Comme une folle gamine, je me mis à courir jusqu’au bout du couloir.



-Hey ! Attends ! Où vas-tu ? me cria le jeune homme depuis l’autre bout du couloir.



Je commençai à rire puis revint sur mes pas.



-Pour le savoir il va falloir m’attraper !



Je déguerpis à toute vitesse dans le labyrinthe qui servait de château à Castiel. Malheureusement pour moi, je connaissais très mal le palais et sentir que le monde autour de moi tournoyait n’aidait pas vraiment… Au bout de quelques instants, je crus l’avoir semé, je ne le voyais plus… Doucement, je me mis à arpenter la demeure royale en espérant surprendre celui qui me cherchait. Tout à coup, j’entendis un bruit grave. J’entendis des pas se rapprocher, de plus en plus. Puis ce fut le silence… Quand soudainement, au détour d’un couloir sinueux, je me fis plaquer contre le mur.



-Je t’ai trouvé !



Je levai les yeux et aperçus mon compagnon de « jeu ». J’eus l’air faussement triste pendant un dixième de seconde avant de retrouver le sourire.



-Ici, c’est ici ! m’exclamai-je.



-Qu’est-ce qui est ici ? me demanda le jeune homme, intrigué.



-L’endroit parfait, murmurai-je en approchant mon visage du sien.



-Pourquoi faire ?



-Pour s’amuser un peu…



-Est-ce qu’on a le même genre d’amusement ? demanda mon interlocuteur avec un sourire moqueur.



-Qu’est-ce que vous en pensez ? fis-je en effleurant ses lèvres à l’aide des miennes.



Je me pendis à son cou.



-À une condition, déclara soudainement l’homme.



-Et après on va pouvoir s’amuser ?



-Oui.



-Allez-y demandez-moi n’importe quoi !



Son sourire s’étira.



-Tu vas répéter après moi : « Je vous aime »



-Je vous aime, répétais-je en haussant les épaules comme si cette phrase n’avait pas la moindre importance pour moi ce qui, dans mon état, était la vérité.



Je trouvais même cette requête étrange ! Si tôt dit, je me jetai sauvagement vers la bouche de mon interlocuteur, m’accrochant à son cou et m’agrippant à ses cheveux rouges. Du coin de l’œil, je vis Lysandre à l’autre bout du couloir, il m’observait avec un regard douloureux mais il hocha la tête puis partit. Là, toute suite, je ne compris pas pourquoi, mes pensées étaient entièrement concentrée vers les mains baladeuse de l’homme au regard d’acier et par ses baisers remplis de passion. Je sentais ses lèvres descendre le long de mon cou puis embrasser ma poitrine avant de remonter et de replonger vers ma bouche.



***

J’ouvris péniblement les yeux. Je me trouvais dans un lit et près de mon dormait encore Castiel. Ouch ! Je portai la main à ma tête, j’avais mal. Le fait de m’être redressée trop vite m’avait donné le tournis mais ce devait être le bal de la veille. J’avais beaucoup bu mais je ne me rappelais plus de rien. Les seules choses dont je me souvenais c’était ma danse avec Lysandre, ma discussion avec Ambre et du cavalier toujours mystère de Rosalya après ça… dans mon cerveau tout se brouillait. Mes souvenirs étaient tous flous. D’une main, je repoussai les couvertes. Quelqu’un avait dû me déshabiller puisque je n’étais pas habillée. Qui ? Je ne tenais pas particulièrement à ce que n’importe qu’elle servant ne me voie nue ou même en sous-vêtements ! Encore un peu étourdie, j’enfilai ma robe puis m’apprêtai à quitter la pièce quand une voix masculine m’arrêta.



-Tu pars déjà, ma mie ?

Je m’arrêtai net au son de cette voix. Doucement, je me retournai pour voir le regard acier de Castiel qui me fixait intensément.

-Euh, oui, plus loin je serai de vous, mieux je me porterai ! déclarai-je, prenant le risque de réveiller sa fureur.

-Ce n’est pas ce que tu disais hier… répliqua le roi avec un étrange sourire aux lèvres, mi-amusé et mi-narquois.

Se moquait-il de moi ? Une chose était sûre : je ne me souvenais de rien qui concernait ma soirée de la veille.

-Vous mentez ! l’accusai-je, furieuse.

-Hier, je trouvais amusant de t’avoir à ma merci. Tu faisais tout ce que je voulais, il ne suffisait que de demander, poursuivit-il toujours avec son sourire, ignorant mes précédents propos.

Je fronçai les sourcils, déconcertée.

-Que… Que s’est-il passé hier ? demandai-je, incrédule.

Je devais savoir ! C’était impératif !

-Je trouve bien plus amusant de te laisser chercher, tu n’es pas d’accord ?

-Ce n’est pas un jeu, Sire Castiel ! sifflai-je.

-Mais si, c’en est un et j’en suis le roi, le maître alors que toi tu n’es qu’un pion !

-Je croyais avoir plus d’importance pour vous, dis-je sur un ton de défi.

Je voulais le pousser dans ses derniers retranchement, pousser ses limites à bout. Ma vie était un enfer à cause de lui, ma vie était fichue par sa faute alors si je n’avais plus de porte de sortie et que mon existence était déjà finie je voulais pourrir la sienne.

-Tu en as, seulement je peux facilement te contraindre, te contrôler. Tu es si faible et fragile ! Tu n’es qu’un pion que je peux manipuler comme bon me semble. Tu ne peux rien contre moi ! Admets-le !

-…

Que dire ? Je sentais que si je parlais, à l’instant, avec toute cette fureur qui faisait surface en moi, je regretterais mes paroles… Devant mon mutisme le souverain poursuivit :

-Tu n’as pas le choix de l’admettre, pas vrai ? Car c’est la vérité et tu le sais ! Pense à toutes les choses horribles que je pourrais faire ! Tu m’appartiens, ne l’oublie pas ! Maintenant, admets-le !

J’inspirai profondément. Je n’avais pas d’autre choix alors, dans un soupir, en baissant les yeux au sol, je murmurai :

-Je… Je l’admets…

Castiel se leva de son lit puis il vint se placer en face de moi. D’une main, il me souleva le menton, me forçant à le regarder.

-Bien. Je savais que tu te montrerais coopérative, me souffla-t-il au visage d’une voix grave avant de me lâcher.

Je ne pus m’empêcher de remarquer qu’il ne portait que ses sous-vêtements. Étrange hasard alors que moi je m’étais réveillée sans rien sur le dos. Je haussai les épaules puis courus pour sortir au plus vite de cette chambre. Je fonçai, alors, dans quelqu’un, une femme.

-Je vous amène vos nouvelles robes, grogna Ambre derrière sa pile de vêtements.

-J’ai failli attendre ! m’exclamai-je avec un grand sourire.

Pour tout ce que cette fille m’avait dit de méchant, je pouvais au moins me réjouir un peu de son pseudo-malheur, non ?






1. On me vêtit d’une robe verte qui s’accordait à merveille avec ma chevelure de feu.
C'est bizarre, j'aurais plutôt tendance à dire que le vert et le orange ça va pas très bien ensemble o.O

2. pour se joindre au mandala de robes colorés.
Je suis d'accord, c'est une jolie métaphore, mais je ne crois pas qu'ils connaissaient les mandalas à l'époque.

3. ce même homme sans vergogne m’avait capturée, séquestrée pour au final me forcer à l’épouser.
Je n'ai jamais relevé, mais en fait, à l'époque, il n'y avait que des mariages d'intérêts. C'était les mariages d'amour qui étaient surprenants. En général, un mec épousait une fille pour son argent ou ses titres (et éventuellement en prenait d'autres pour amantes) et tout le monde trouvait ça normal.

4. Ce n’est pas digne de mon rang !
J'aurais pensé qu'elle aurait moins de scrupules, pour quelqu'un qui s'apprête à se prostituer...
Elle pourrait avoir d'autres arguments, par exemple avoir peur de subir l'humiliation de voir les hauts gradés se moquer d'elle si elle restait au château (après tout vu qu'elle est très vaniteuse c'est plausible), alors que si elle allait dans un village personne ne la connaîtrait.
Parce que bon, "dame d'honneur de la reine" c'est quand même un rang nettement plus élevé que "mendiante" :p

5. les balles d’argents au cas où
J'ai peur de me tromper (et puis ça dépend de l'époque exacte de ton histoire), mais au Moyen-âge, il n'y avait pas de fusils, si ?

6. Ambre avait blêmi sans que je ne comprenne trop pourquoi
J'ai pas trop compris cette phrase. Mirianne lui a pourtant dit ça exprès pour la faire flipper... D'ailleurs, c'est pas super sympa comme habitude, mais bon.

7. Vous savez que vous êtes beau gosse ?
Le terme "beau gosse" me paraît déplacé au moyen âge... Peut-être "bel homme" ?

8. Je trouve bien plus marrant de te laisser chercher
Marrant est un mot familier. Pourquoi pas amusant ?

9. Ce n’est pas un jeu, Sir Castiel !
D'habitude je corrige cette faute, mais comme ce n'est pas la fois que je la vois je t'avertis : sir veut dire "monsieur" en anglais. Le titre qu'on utilise pour s'adresser à un roi/empereur est "Sire" :3

10. Étrange hasard alors que moi je m’étais réveillée sans rien sur le dos.
Même sans savoir ce qui s'était passé la veille, c'est pas dur de deviner ce qui s'est passé... C'est son mari, de toute façon, et il ne s'est jamais dérangé pour lui faire des trucs sans son accord donc... Je ne vois même pas en quoi elle peut penser que c'est un hasard ^^'






1. Chut ! Chut ! Chut ! Ça dépends des goûts ! C'est une question de goûts personnelle dans ma tête je trouve ça jolie une fille aux cheveux roux habillé de vert (la preuve, je suis rousse et j'adore le vert XD)

2. Tu l'as dit ! Jolie métaphore alors je me fiches un peu qu'il connaissent ça ou non je le laisse là pour une fois que j'écris quelque chose de joli ! XD //SBAFF//

3. Pas grave ! Je trouverai bien une raison "d'intérêt" plus tard qui amènera une nouvelle intrigue qui surprendra tout le mondre !

4. Ambre est une sale peste vaniteuse et mondaine, riche, haineuse, manipulatrice, son rang et sa prestance son tout ce qui lui importe. Elle est égoïst et pourrait trahir ses meilleurs amis alors je crois que son argument est celui auquel elle penserait en premier et de plus je dis que cela fait une dizaine de minutes que les deux filles "s'atinent" alors Ambe pourrait très bien avoir sortit les autre arguments à l'intérieur de ce délai.

5. Tu n'as jamais écouté la télé série "The Tudors" ? Moi si et quand ils allaient à la guerre, ils avaient des armes à feu. Cela se déroulait dans les années 1500 alors oui, ils ont des fusils !

6. Je voulais signifier qu'Ambre blêmie plus qu'une personne normal car plus tard j'ai l'intention de révéler que ses parents sont morts tués par des loups^^

7. Tu peux changer tu as le champs libre seulement dans ce chapitre j'utilise souvent le terme "homme" pour ne pas révéler la véritable identité de Castiel alors je ne voudrais pas que ce soit trop répétitif. Du coup tu peux le changer mais je crois qu'il serait mieux de ne peut-être pas y oucher, non ? Qu'en penses-tu ?







1. Ok, comme tu veux xD (n'empêche, même si ça dépend de la couleur exacte, orange/rouge et vert, c'est plutôt éloigné sur le spectre des couleurs... bon, c'est vrai que Mirianne peut avoir les cheveux tirant sur le blond et une robe vert anis/SBAFF/

2. C'est pas bien de négliger la vérité historique *se prend une basket dans la gueule*

3. Ok :3 Mais je voulais surtout dire que Mirianne ne devrait pas être si horrifiée de ce qui lui arrive, en fait (enfin c'est normal qu'elle se sente mal, bien sûr, mais d'un autre côté elle doit se dire que ça va avec sa condition de fille et tout... non en fait j'en sais rien, tout ce que je connais c'est les clichés sur l'époque ToT bref ne fait pas attention à mon commentaire >.>)

4. Mouais... Quand même, je trouve que cet argument ne vaut rien. Dame de compagnie de la reine, c'est un rang spécial, alors que prostituée... Il me semble qu'au Moyen âge, c'était moins honteux qu'actuellement, mais c'était déjà pas la grande gloire.

5. Même si la référence est mauvaise (premièrement parce que les séries ne se privent en général pas pour faire des anachronisme, deuxièmement parce que les années 1500, c'est après 1492 (je calcule trop bien 8D) DONC après la fin communément admise du Moyen âge), j'ai vérifié sur Google et en effet tu as raison ^^ Désolée >.<

6. Aaah, d'accord ^^ Si j'ai pas compris, je pense que ce sera le cas d'autres lecteurs, donc je te conseille de mieux l'expliquer... Du genre : "En voyant sa réaction, je me sentis cruelle de l'effrayer en exagérant la situation. Je n'avais pas prévu qu'elle me prendrait autant au sérieux, surtout connaissant son caractère de prétentieuse sûre d'elle-même"

7. Beau garçon, alors ? x) ça fait bizarre mais il vaut mieux ne pas faire de répétition... (et puis beau gosse, non)

J'ai récupéré la fin du chapitre sur ta fiction, du coup j'ai à nouveau des remarques à faire :

8. Je trouve bien plus marrant de te laisser chercher
Marrant est un mot familier. Pourquoi pas amusant ?

9. Ce n’est pas un jeu, Sir Castiel !
D'habitude je corrige cette faute, mais comme ce n'est pas la fois que je la vois je t'avertis : sir veut dire "monsieur" en anglais. Le titre qu'on utilise pour s'adresser à un roi/empereur est "Sire" :3

10. Étrange hasard alors que moi je m’étais réveillée sans rien sur le dos.
Même sans savoir ce qui s'était passé la veille, c'est pas dur de deviner ce qui s'est passé... C'est son mari, de toute façon, et il ne s'est jamais dérangé pour lui faire des trucs sans son accord donc... Je ne vois même pas en quoi elle peut penser que c'est un hasard ^^'


Dernière édition par Lucy le Sam 20 Juil - 16:38, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Prisonnière ... (Au sens propre ...)   Sam 20 Juil - 15:13

Il regarda Mirianne quitter la pièce, sans chercher à l’arrêter.



-Violette, je suppose que tu m’apportes mon petit déjeuner ? demanda Castiel à la servante.



-Euh, eh, oui, c’est cela… répondit la jeune fille.



La seule présence du roi la mettait mal à l’aise. Plus le temps passait, plus elle avait du mal à ne rien dire sur ce qu’elle avait vu… Elle ne savait pas mentir.



-Tu sembles… tracassée ?



Castiel fronça les sourcils, mi-intrigué, mi-incrédule.



-Euh… non, tout va bien, tout va pour le mieux, ne vous inquiétez pas.



Le souverain se leva brusquement. Il souleva le menton de la jeune fille pour planter son regard d’acier dans le sien.



-Je déteste que l’on me mente, dit-il froidement en détachant chaque mot.



Les cordes vocables de Violettes refusaient de lui répondre. La peur lui nouait les entrailles et l’empêchait d’émettre le moindre son. Le roi la plaqua sauvagement sur le mur, mettant ses mains part en part de sa tête.



-Si tu tiens à la vie, tu me diras la vérité.



Elle déglutit.



-C’est Mirianne, elle a embrassé Lysandre l’autre jour et je les ai surpris, j’avais juré de ne rien dire… débita la jeune fille à toute vitesse.



La colère traversa le regard du souverain. Il devait passer ses nerfs sur quelqu’un avant d’aller parler à son bras droit.



-C’est bête, Mirianne ne sera pas contente d’apprendre que tu n’as pas su tenir ta langue. Je devrais prendre les mesures pour que ça ne se reproduise plus, tu ne crois pas ?



-Vous aviez dit me laisser la vie sauve si je parlais.



Le cœur de Violette fit un bon dans sa poitrine. Sa respiration était haletante, la peur et le stress la gagnaient.



-C’est exact.



Les paroles du roi ne la mettaient pas du tout en confiance. Un courant d’air froid sembla balayer la pièce. Elle avala sa salive avec difficulté.



***


Lysandre tenta de se relever.



-Cast’…



-Non, ne dis rien.



Le roi repoussa son ami sur le petit banc rond qui trônait au milieu de la minuscule pièce sombre dans laquelle ils se trouvaient.



-Tu l’as embrassée ! cria le souverain, furieux.



-Calme toi, Cast’… Toi aussi tu l’as embrassée, je vous ai vus hier, nous sommes quittes, tenta de le raisonner son ami.



-À une seule petite différence : c’est MA femme !



-C’est elle qui m’a sauté dessus, essaya de s’expliquer le jeune homme en lâchant un soupir.



-Tu es mon ami, je regretterais vraiment de devoir te tuer…



-Tu ne le feras pas… Tu as déjà eu l’occasion de me tuer, tu ne l’as pas fait, c’est que tu ne veux pas.



-Tu as raison. Je ne veux pas te tuer mais rien ne m’empêche de te faire souffrir un peu à ma manière…



Un sourire inquiétant se dessina doucement sur le visage du roi. Il claqua des doigts.



- Amenez-la-moi ! ordonna-t-il aux gardes qui gardaient l’entrée de la pièce.



De l’autre côté de la porte, une jeune fille criait :



« Lâchez-moi ! Espèces de sales brutes ! »



La porte s’ouvrit et je tombai à quatre pattes devant Castiel. Péniblement, je me relevai puis lissai ma robe. Mon époux sortit une main de son dos, elle contenait une lame qu’il me tendit.



-Prends-la, m’ordonna-t-il d’une voix autoritaire avant de me glisser le petit couteau entre les doigts.



Dans mon regard se lisait l’incompréhension totale. Je ne comprenais pas du tout ce qui se passait. Mes yeux glissèrent vers Lysandre assis au beau milieu de la pièce, sur un petit banc de bois.



-Il sait, pour le baiser, dit simplement le jeune homme comme s’il lisait dans mes pensées ou plutôt mon regard.



-Et je ne suis pas du tout content, fit le monarque avec une moue désapprobatrice. Vous méritez tout deux d’être punis.



Un long frisson me parcourut l’échine.



-Vous ne me tuerez pas, pas après tout ce temps que vous avez passé à chercher à me contraindre à vous épouser et vous ne mettrez point fin aux jours de Lysandre non plus, c’est votre ami ! déclarai-je avec une pointe de défi dans la voix.



-Ne me mets pas au défi… mais tu as raison, je ne vous tuerai pas.



-Alors que voulez-vous ? Que je me tue moi-même ? Car si vous ne me laissez pas partir moi et Lysandre c’est ce qui arrivera.



Je portai la lame à mon cou, appuyant légèrement cependant pas assez fort pour faire couler un filet de sang. Castiel soupira, las.



-Ne sois pas idiote ! Qui sait ce qui pourrait arriver si tu meurs …?



Tout à coup, il fut derrière moi, appuyant ses paumes sur mes épaules, il saisit mon poignet, l’éloignant doucement de mon cou. Ensuite, le souverain se mit à me pousser tranquillement vers l’avant, vers Lysandre.



-Je ne veux pas le tuer, je veux le faire souffrir et tu vas m’y aider, ajouta le jeune homme à la chevelure rouge. Vas-y, fais couler le sang sinon tous ceux que tu aimes mourront.



Je serrai les poings et le pommeau du petit couteau par la même occasion. Mon regard croisa celui de Lysandre, toujours assis, il semblait calme. Je me demandai pourquoi il n’essayait pas de prendre la fuite, de se défendre, de m’aider. Une petite voix au fond de moi me dit qu’il voulait tenter de raisonner son ami, encore une fois, et que perdre son calme serait une preuve de faiblesse. Quant à moi, je me fichais de paraître faible ou non, j’étais furieuse, en colère.



-Vous n’aurez personne à qui arracher la vie puisque tous ceux que j’aime ont déjà péri de votre main ! hurlais-je avec haine.



-Je ne suis pas du même avis… Que fais-tu de Violette qui est passée si près de la mort tout à l’heure, Rosalya et hum…. Ambre ? Tu as vu comment Ambre est passée proche de se faire guillotinée, non ? Alors, tu sais comment il m’est facile de retirer la vie à qui je veux et quand je le souhaite.



-Vous ne feriez pas ça ! m’exclamai-je dégoûtée.



-Tu veux parier ?



Castiel m’offrit un sourire carnassier.



-D’accord… Je ferai… Je ferai ce que vous demandez…



En prenant une grande respiration, je m’approchai de Lysandre et lui glissai à l’oreille :



-Désolée… mais je n’ai pas le choix… Ce sont mes amies… Je ne veux pas qu’elles souffrent par ma faute…



Mon interlocuteur aux mèches blanches hocha la tête, l’air compatissant alors que c’était lui qui allait souffrir le plus dans l’histoire.



-Je comprends… Faîtes ce que vous devez faire, ne vous inquiétez pas pour moi.



Puis, avec une lueur de douleur et de tristesse traversant mon regard mais aussi de haine pour tout ce que mon époux me forçait à faire, j’enfonçai la lame dans le ventre de Lysandre, faisant attention à ne pas toucher le cœur. Ma victime émit un grognement de douleur, qu’il ne put retenir. Une larme coula le long de ma joue, j’avais de la peine pour le bras droit, c’était à cause de moi s’il se retrouvait là, s’il endurait cela c’était à cause de mon baiser... Le sang commença à couler, bientôt, j’en eus plein les mains. Ma robe et les vêtements de Lysandre étaient finis. Je glissai un regard à Castiel, il nous regardait, sans broncher, une lueur de tristesse dansant dans ses prunelles d’acier.



-Satisfait ? lui demandai-je, sarcastique.



Il me fusilla du regard.



-Enfonça la lame plus loin, m’ordonna-t-il pour toute réponse, neutre.



Je fronçai les sourcils puis le dévisageai avant de me reconcentrer sur le couteau enfoncé dans le torse de Lysandre qui se tordait de douleur, mâchoire crispée et poings serrés.



-Désolée, dis-je tout haut avant d’arracher un cri de douleur au jeune homme en appuyant sur l’arme.



-Peut-être que cette expérience te désensibilisera et que tu ne m’en voudras pas trop pour Violette, j’aimerais tellement que tu perdes un peu de ta fameuse compassion parfois !



Le froncement de mes sourcils s’accentua.



-Qu’avez-vous fait à Violette ?



Je sentais que je pourrais le tuer sur le champ s’il lui était arrivé quelque chose. Je détestais tellement cet homme ! Je ne voulais que sa mort !



-Elle n’a pas su tenir sa langue, je lui ai promis que c’était la dernière fois que cela arriverait alors je la lui ai coupée, dit simplement le souverain en haussant les épaules. Tu ne me remercies pas ?



Cela prit quelques secondes avant que je ne me remettre de mes émotions. J’étais abasourdie par ce que je venais d’entendre. Comment pouvait-on être cruel à ce point ? J’espérais de tout mon être que Castiel bluffait mais ce ne semblait pas le cas. Bien que depuis l’épisode du « village décimé » j’étais rendue plus méfiante vis-à-vis des propos du monarque, tout portait à croire que celui-ci disait la stricte la vérité. Il était un monstre, un monstre sanguinaire, effroyable et sans cœur ! Je ne pouvais supporter de le regarder encore une seconde de plus. Tout ce que je voulais c’était arracher la lame du corps de Lysandre et aller le planter bien profondément dans le cœur de mon époux. Malgré sa douleur qui devait être atroce, le jeune homme aux mèches blanches, sembla deviner mes intentions, il plaça l’une de ses mains sur le pommeau du couteau qui dépassait encore de la plaie.



-Ne… (Il cracha un peu de sang grenat qui tâcha le sol) faîtes… pas… ça… réussit-il à me dire avec difficulté. Vous… Vous… le… regretterez…



Le regretter ? Il voulait rire de moi ! Pourquoi regretterai-je la mort de mon bourreau ? Entre-temps, Castiel dut comprendre mes intentions futures, lui aussi, puisqu’il, à la vitesse de l’éclair, me plaqua au mur, une nouvelle fois.



-Si, un jour, par miracle, tu réussissais à me tuer, sache qu’il y aurait des conséquences et que la prochaine à mourir ce serait toi, dit-il froidement.



Il me lâcha avant de poursuivre :



-Maintenant, tu vas gentiment sortir d’ici et aller te nettoyer un peu.



Sans délicatesse, il me poussa en dehors de la pièce. Derrière moi, la porte de bois se referma dans un bruit sourd.



Castiel s’approcha de Lysandre.



-Ami ou ennemi ? demanda le bras droit du roi dans un grognement de souffrance.



-Est-ce que un ennemi essayerait de t’aider ? répliqua le souverain avant de retirer la lame du corps du jeune homme, d’un coup sec.



-Alors, ami ?



Lysandre porta ses mains à sa plaie, le sang coulait toujours avec abondance.



-Ami, fit le suzerain.



Il soupira en contemplant la blessure de son ami d’enfance.



-C’est plus profond que je l’imaginais, il va falloir te faire soigner en vitesse J’espère que tu as appris ta leçon au moins.



-Ne jamais embrasser la femme de son meilleur ami ? ou si….



-Lysandre.



Ce mot fut dit sur le ton de la mise en garde.



-Je lui ai déjà dit que ça ne se reproduirait plus… lâcha le jeune homme blessé en grimaçant de douleur.



-Bien. Tu as bien fait, ce ne doit plus se reproduire non plus.



***



Je me remettais doucement de mes émotions, mes yeux étaient rouges et mouillés, mon cœur battait encore la chamade, je tentai de me calmer. Bien vite, je réalisai que je devais parler à quelqu’un histoire de me débarrasser de ce poids immense qui pesait sur moi mais je ne savais pas qui aller voir… Violette m’avait déjà trahie une fois bien que ce ne fût que pour garder la vie sauve et Rosalya ne semblait pas être le genre de fille capable de garder des secrets. Cependant, si Castiel disait la vérité et qu’il avait vraiment commis un horrible geste vis-à-vis de la servante à la chevelure mauve, je pouvais compter sur le silence de cette dernière… Je décidai donc d’aller la trouver, elle aussi devait sûrement avoir le besoin de se faire réconforter.



Quand, au bout de quelques minutes d’intensives recherches, je finis par trouver Violette, j’eus la surprise de constater que Rosalya se trouvait à ses côtés. En y rependant bien, il n’y avait rien de bien surprenant là ! Elle et la jeune servante étaient bien amies, non ? Et si Lysandre et Castiel ne semblait pas comprendre le concept de l’amitié, les deux filles, elles, semblaient très bien l’assimiler de plus elles le mettaient en pratique ! Rosalya avait passé ses bras autour de la jeune fille et lui murmurait des paroles réconfortantes à l’oreille, toutes les deux étaient assises à même le sol au fond du petit salon. Une pièce richement décorée, ornée de tapisseries rouge vif que des reflets ors agrémentaient. Quand elle entendit mes bruit de pas dans leur direction, Rosalya leva les yeux et je pus ainsi voir ceux bouffis et rouges de celle qu’elle essayait de consoler.



-Oh ! Ce n’est que vous… fit la jeune femme aux cheveux blancs en faisant glisser son regard vers moi. Venez donc vous asseoir, nous ne serons pas trop de deux...



J’acquiesçai puis sans poser de questions ni rouspéter, je m’exécutai calmement. Moi aussi je voulais calmer Violette, j’avais quelque chose à me faire pardonner, en quelque sorte. Après tout, je n’avais pas le droit de lui demander de garder le secret de nos étreintes à moi et Lysandre ! Si j’avais tout déballé au roi, elle ne serait pas dans cette situation. Eh, oui, j’avais la confirmation que tout était vrai rien qu’à voir la façon nerveuse et inhabituelle dont la servante bougeait la mâchoire et son regard douloureux et triste. La voir ainsi me fit un pincement au cœur. J’avais de la peine pour elle.



-Ça va aller, Violette… lui chuchotai-je doucement.



Je vis ses lèvres bouger, elle dut vouloir me dire quelque chose mais aucun son ne s’échappa de sa bouche. Elle était vraiment devenue muette, elle commença à pleurer de plus belle.



-Il faut lui changer les idées, déclarai-je à Rosalya qui hocha la tête pour appuyer mes propos.



J’eus soudainement une idée qui me permettrait de faire deux pierres un coup. J’allais changer les idées à mon amie en même temps d’obtenir une réponse à une question qui me torturait l’esprit, enfin, façon de parler.



-Au fait, Rosa’, qui était le jeune homme avec lequel vous dansiez, l’autre soir, au bal ?



Je vis le sourire de la jeune fille s’accentuer.



-Ah ! Vous voulez parler de Leigh ?



La jeune fille me montra sa main et je remarquai pour la première fois un détail qui m’avait jusqu’alors échappé. Une bague scintillante brillait à son doigt.



-Oh ! m’exclamai-je avec admiration et surprise.



Elle rit.



-Nous sommes fiancés depuis quelques semaines.



Je la félicitai puis jetai un regard à la muette : un pâle sourire illuminait ses traits. Ce fut suffisant pour me démontrer que moi et Rosalya avions réussi à la réconforter au moins un peu.



-Hum, hum.



Quelqu’un, dans le cadre de la porte, s’était raclé la gorge. Je levai les yeux. Aussitôt que j’aperçus Castiel, je me figeai et mon regard se remplit de haine.



-J’aimerais que vous veniez avec moi, poursuivit mon époux quand il vit que je le regardais.



-Je refuse, affirmai-je d’une voix froide.



Ma réponse parut déplaire au roi, un pli vint barrer son front juste au-dessus de ses sourcils froncés. Ce ne fut non sans cruauté et froideur qu’il me répliqua sur un ton qui me fit frissonner :



-Si tu veux que tes amies vivent tu viendras.



Je glissai un regard à mes deux amies. Elles étaient si gentille, si aimables, généreuses si jamais quelque chose leur arrivait par ma faut… Non ! Je n’osai même pas y penser, je ne permettrai pas que cela arrive. Je tentai de me relever mais la fiancée de Leigh m’attrapa par le poignet.



-Attendez, vous n’êtes pas obligée de lui obéir.



Je me dégageai.



-Non, je dois le faire, je n’ai pas le choix, comprenez Rosalya.



Elle lâcha un soupire puis hocha la tête alors que moi, résignée, je m’avançai docilement vers le souverain. Il lâcha un sourire satisfait puis referma la porte derrière nous.



-Que voulez-vous ? demandai-je, furieuse.



-Toi, répondit-il simplement d’une voix inquiétante.



-Pas question ! hurlai-je.



-Tu n’as pas voix au chapitre, fit le jeune homme d’une voix neutre mais froide. Mets tes mains dans ton dos, exigea-t-il par la suite.



Ce fut à mon tour de froncer les sourcils. Non mais pour qui il se prenait-il celui-là ! Je n’allais pas le laisser me dompter aussi facilement !



-P-Pardon ?



-Tu as très bien compris : Mains dans le dos et toute suite !



Je le savais… J’étais forcée de lui obéir pour que mon entourage puisse couler une vie paisible mais pourtant une petite part de mon cerveau cherchait encore à résister. Je ne voulais pas me soumettre à cet homme cependant je n’en avais pas le choix… En lâchant un soupir, je portai mes mains derrière mon dos. Le sourire de Castiel s’étira. Il me tenait à sa merci alors pourquoi ne serait-il pas content ? D’un geste vif, le jeune homme m’attrapa les poignets, les bloquant contre la peau qui recouvrait ma colonne vertébrale. Ce geste, m’arracha un rictus de douleur. Le monarque me poussa avec brusquerie vers notre chambre. Là-bas, sans me lâcher, il se pencha puis ramassa quelque chose dans une armoire de bois. Je sentis un tissu glissé le long de mes poignets puis venir se serrer ainsi que le contact des doigts de mon époux. Il me lâcha enfin et repartit vers la porte, porte qu’il ferma puis barra à clef, faisant naître en moi un sentiment de stress intense. J’aurais voulu courir vers la porte puis forcer la poignée mais je remarquai que mes bras étaient douloureux et refusaient de bouger… Grrrrrh ! Castiel m’avait ligoté les poignets.



-Je n’ai pas aimé que tu me contredises et oses te dresser devant moi toute à l’heure, tu mérites une punition.



Un long frisson me parcourut l’échine quand je me rappelai ce qu’il m’avait fait la journée où j’avais embrassé Lysandre. Je laissai les souvenirs m’envahir aussi douloureux soient-ils.



-Tu mérites de payer pour ce que tu as fait.


Il s’approcha dangereusement de moi, à la vitesse de l’éclair puis me plaqua au mur, les bras bloqués au-dessus de ma tête et sa main libre tout près de mon crâne, appuyée sur le mur. Je sentais son souffle chaud dans ma figure… Il approcha ses lèvres des miennes puis les plaqua sur ma bouche. Sa langue s’infiltra de force et il me prodigua un long baiser qu’il n’arrêta que lorsque que je n’eus plus de souffle. Alors… C’était ça la conséquence ? Comme s’il lisait dans mes pensées Castiel eu un sourire inquiétant et sur un ton qui ne présageait rien de bon il me murmura près de l’oreille d’une voix grave :



-Ce n’est que le commencement…



Sans me lâcher, il se dirigea vers le lit où il me jeta avec brusquerie, maintenant mes poignets près de la couette. Castiel se tenait au-dessus de moi, la peur me tétanisait totalement.



-Déshabille-toi, m’ordonna-t-il en lâchant enfin mes mains.



Comme je ne bougeais pas, il répéta son ordre d’une voix froide :



-J’ai dit : Déshabille-toi !



Écartant les yeux, je le regardai, ahurie. Finalement, pensant à mon village, je repoussai Castiel sur le côté avant de me défaire de ma robe ne laissant que le corset sur ma peau satinée. Le jeune homme m’observait en silence.



-Couche-toi à plat ventre sur le lit et ne bouges que si je te l’ordonne.



Avait-il dit une fois que mes jupons fussent tombés sur le sol. En me maudissant intérieurement d’obéir, je fis ce qu’il me demandait avec une grimace de haine. L’image d’un village en flamme et les cris terrifiants des enfants, suffisaient à me remettre les idées en place et à faire anéantir chaque tentatives de rébellion que j’émettais. Je sentis que la pression que créait Castiel sur le lit se dissipa, il s’était levé et se dirigeait maintenant vers une petite table de chevet, il ouvrit le minuscule tiroir pour en sortir quelque chose que je ne pus voir.



-Hum… fit le jeune homme.



Tournant la tête, j’aperçus que son regard était un peu trop accroché sur mes fesses à mon goût.



-Vous comptez passer combien de temps à m’observer ainsi ? lâchai-je sèchement.



Car après tout je n’étais pas un phénomène de foire !



-Je t’ai dit de tourner la tête ?



En lâchant un grognement, je me retournai pour regarder le mur avec insistance. Je détestai que cet homme ait autant de contrôle sur moi !



-C’est bien : tu es obéissante ! s’exclama mon bourreau avec un sourire satisfait et amusé que je ne pus voir.



Je supposai que mon malheur et que ma soumission forcée devait bien l’amuser. Quel être cruel il était ! Je ne voulais pas être sa femme, je ne voulais pas être à lui ! Il était monstrueux et je ne pouvais pas le supporter.

Castiel marcha à côté du lit jusqu’à être à la hauteur de ma tête. Là, il me tira les cheveux pour me forcer à le regarder. Le souverain sortit ensuite une main de son dos et me montra le mystérieux objet qu’il avait sorti de sa petite table de nuit.



-Tu vois cela, commença-t-il sous mon regard inquiet, c’est un fouet. On s’en sert pour torturer les prisonnier, leur soutirer des informations.



Je le fusillai du regard. Je n’avais pas besoin d’un cours sur cet instrument de lâche, selon moi ! J’avais beau être fille de paysan, je n’étais pas complètement sotte ! J’étais même plutôt intelligente !



-Je sais très bien ce que c’est ! dis-je en serrant les dents avec mépris.



-Elle a appris la leçon la petite, à ce que je vois.



-Où voulez-vous en venir ? demandais-je finalement avec énervement ne pouvant plus supporter d’être dans l’ignorance et de paraître si faible devant Castiel.



-On se calme, je vais simplement te donner une petite correction et cet instrument m’y aidera.



Un long frisson me parcourut l’échine, une nouvelle fois. Mes pires craintes se réalisaient et je ne pouvais rien faire pour l’en empêcher. Dans quel monde vivais-je ? Le roi s’apprêtait à me frapper et je ne pouvais réagir. Pendant quelques instants, mes yeux durent ressembler à deux soucoupes avant de se remplir de haine et de colère. J’étais en colère contre cet homme qui se croyait tout permis ! Je le détestais et pourtant je ne pouvais rien y faire.



-Ferme les yeux, ajouta-t-il.



Je m’exécutais de toute façon c’est exactement ce que j’aurais fait pour me préparer à assimiler le coup qui s’en venait. Je me crispai, serrant les poings avec force, m’imaginant que la petite tête de mon époux se tenait entre mes paumes et que je pouvais l’écraser avant de piétiner ses restes en poussière avec mes pieds. Le coup arriva plus vite que je ne l’aurais pensé, je sentis les lanières du fouet me frapper avec force et vitesse, comme une fessée que l’on aurait administrée à un enfant trop turbulent. J’eus si mal sur le coup qu’un cri de souffrance m’échappa, ce qui, bien sûr, ne plut pas au suzerain.



-Qui t’as donné la permission de crier ? Si tu cries encore je devrai prendre les moyens pour que tu ne le fasses plus ! Tu m’écorches les oreilles et je ne veux pas attirer l’attention !



L’attention… C’était tout ce que je demandais, moi ! Un chevalier servant qui viendrait me libérer de ce monstre qui m’avait forcée à l’épouser. Mais je repensai à mes amies, encore une fois, je ne pouvais laisser du mal leur arriver et je supposais que l’idée de mon prince charmant sur son cheval blanc ne plairait pas à Castiel.



-Vous allez me couper la langue ?! demandai-je avec un sourire bête que je perdis rapidement avec la réponse de mon époux.


-C’est envisageable si tu ne m’arrêtes pas toute suite ces cris mais ta voix me manquerait trop ! T’entendre me supplier est… délectable ! Maintenant, ferme les yeux !



Quand mes paupières furent de nouveau closes, le fouet s’abattit de nouveau sur mon corps. Les coups n’étaient pas assez forts pour me déchirer la peau ou me faire saigner, ils ne laissaient qu’une pâle trace rouge qui s’effaçait rapidement, cependant ils n’en font pas moins mal. J’ai l’impression de recevoir une très forte gifle multiplié par dix à chaque fois que l’arme s’abat sur mon dos. Je me mordis les lèvres jusqu’au sang pour ne pas hurler mais bientôt je ne pus résister et un cri plaintif m’échappai suivi d’un gémissement de douleur. Le souverain s’arrêta net, il me regarda, un sourire à en faire peur se dessinant sur ses traits.



-Qu’est-ce que je t’ai dit si tu hurlais encore ?



Je n’osai répondre pétrifiée comme je l’étais par la frayeur. Je sentis le roi bouger dans la pièce puis soudainement une main se plaqua sur ma bouche mais fut vitre remplacer par un bout de tissu que le souverain serra un peu trop fort autour de mon crâne avant de l’attacher solidement. Je me débattis, essayant de porter mes mains à mon bâillon pour le détacher mais mes bras restèrent couchés sur le lit. Baissant les yeux, je vis pourquoi : Castiel les maintenait avec ses propres mains, m’empêchant de bouger. Privée de la parole tant que le tissu serait en place, il ne restait que mes yeux pour exprimer ma haine et ma colère débordante. Mes pupilles bougeaient rapidement dans leurs orbites, comme énervées.



-Le bâillon reste en place, tu n’avais qu’à ne pas crier comme une cinglée. Si tu tentes quoi que ce soit pour le retirer, je serai forcé de t’attacher les mains, je suis sûr que ce n’est pas ce que tu veux, hein ?



Cette question exigeait une réponse, je le voyais à cause du ton qu’employait le jeune homme, alors je dodelinai de la tête négativement. Je ne voulais pas me retrouver ligotée devant Castiel, j’en avais déjà fait l’expérience dans les cachots du château, lors de la séance de torture que m’avait prodiguée le suzerain et lorsqu’il m’avait enlevée, c’était désagréable et je détestais ne plus avoir aucune défense contre cet homme. Mon bourreau s’éloigna enfin de moi pour reprendre le fouet qu’il avait laissé sur le sol. D’un geste vif, il tourna ma tête vers le mur puis les coups recommencèrent avec la même intensité que toute à l’heure : Pas trop fort, pour ne pas faire couler le sang, et pas assez faible pour ne me causer aucune douleur car je souffrais, ça oui ! Je croyais que si le roi n’y allait pas plus fort c’était pour préserver mon corps après tout il voulait encore profiter de moi et s’il m’abîmait trop il ne pourrait pas. Au bout d’une heure, minimum, Castiel rangea le fouet puis cessa de me punir. Avec précision, il défit le nœud de mon bâillon avant que je ne puisse m’en occuper moi-même. Quand le morceau de tissu tomba, je pris, machinalement, une grande respiration par la bouche.



-Tu peux bouger et te rhabiller, m’annonça simplement mon époux d’un ton nonchalant comme si ce qui venait de se passer n’avait pas la moindre importance.



Je déglutis avant d’enfiler ma robe de nouveau. Je croisai le regard de Castiel mais je détournai de sitôt les yeux, je ne pouvais supporter de le regarder. Les larmes me montèrent aux yeux puis sans demander mon reste je quittai la pièce en pleurs.




Voilà ce qui c’était passé l’autre jour. Rien qu’y penser suffisait à me donner des frissons pourtant j’étais là, dans la même situation, ou presque, que l’autre jour. J’allais certainement souffrir autant… Vous vous rappelez que j’avais dit ne jamais plus me retrouver de nouveau ligotée devant le souverain ? Pourtant, c’était exactement ce qui se passait… J’étais à l’entière merci de cet homme ainsi attachée. Mes yeux s’agrandirent sous l’effet de la peur.



- Quelle genre de punition ? demandai-je, méfiante.



-J’aime le changement, tu le découvriras bien assez tôt, me murmura-t-il tout près de l’oreille d’une voix rauque.



Le changement ? Cela voulait-il dire qu’il avait abandonné le fouet ? Si, oui, j’en étais ravie ! Mais alors… Quel moyen pour me punir avait-il inventé d’autre ? J’eus vite la réponse. Castiel me poussa sur le matelas avec brusquerie. Un peu effrayée, je reculai jusqu’à être acculée au fond du lit mais le jeune homme suivit le mouvement, son visage n’était plus qu’à quelques centimètres du mien. Trop concentrée sur ses yeux aciers qui me fixaient intensément, je ne vis pas ses bras glisser le long des miens. Tout à coup, il se redressa vivement et je remarquai que mes poignets étaient attachés à la tête de lit. Je tirai sur mes liens pour les faire céder, en vain, ma tentative de libération fit sourire le souverain d’une manière amusée.



-C’est toi qui m’a donné cette idée, dit-il simplement.



Je fronçai les sourcils sans trop comprendre.



-Oh ! Ne fais pas cette tête !



Je lâcha un grognement, mécontente.



-Allez-y ! Faîtes ce que vous voulez faire et laissez-moi tranquille ! criai-je furieuse.



-Je me suis dit que quelques jours comme ça te remettraient les idées en place, tu n’es pas d’accord ? ajouta le suzerain sans faire attention à mes précédentes paroles.



Une voix qui m’était familière se fit entendre derrière la porte.



-Mirianne ! Où êtes-vous, Mirianne ! cria la voix féminine.



Un pli barra le front du souverain.



-Pourquoi Ambre te cherche-t-elle ? demanda-t-il suspicieux.



Un sourire innocent se peignit sur mes lèvres.



-Ambre ? Oh, je crois que je l’ai engagée comme Dame de Compagnie.



Ma réponse ne parut plaire au roi.



-QUOI ?! cria-t-il, furieux, avant de prendre une grande respiration et de se calmer.



J’étais contente de moi, c’était exactement la réaction que j’avais espérée ! Ambre semblait être le point faible du roi, j’allais en profiter.



-Finalement, tu resteras quelques jours supplémentaires dans cette position, fit-il avant de sortit prestement de la pièce.



J’avais voulu le mettre en colère et je m’étais attiré ses foudres.



Je passai le reste de la journée ligotée comme je l’étais, mes jambes commençaient tout juste à être engourdies. Inutile de vous dire que cette soirée fut la plus longue de toute ma vie ! Le temps semblait passer au ralenti, les secondes semblaient s’allonger péniblement. Quand la nuit tomba enfin, le roi revint dans la pièce pour se coucher.



-Je ne t’ai pas trop manqué ? me demanda-t-il avec un petit sourire avant de se dévêtir.



Je le fusillai du regard alors que lui s’endormit près de mon corps.



Le lendemain matin, je me réveillai, toujours entravée à la tête de lit. Comme je n’avais pas mangé depuis hier, je commençai à avoir un peu faim. Sensation de famine qui s’amplifia de jour en jour car bien entendu je passais la journée enfermée dans la chambre sans la moindre compagnie. Mes poignets me faisaient douloureusement souffrir et des dizaines de fourmis parcouraient mes jambes engourdies. Le soir, j’étais un peu affaiblie, les yeux clos je n’entendis que la porte se refermer et la voix de Castiel me narguer :



-Tu ne t’es pas trop ennuyée de moi ?!



Je n’eus pas la force de lever la tête et d’ouvrir les yeux pour lui répondre.



Le troisième jour, j’étais presque devenue un cadavre vivant, enfin, façon de parler. Mes côtes étaient bien découpées, j’étais devenue plutôt mince à cause de ses jours passés sans manger. Ma gorge était sèche et aride. Quant à ma respiration, ce n’était plus qu’un souffle doux et faible. Étrangement, en plein après-midi, la porte de la chambre s’ouvrit et l’imposante silhouette du roi fit son entrée. Pour une fois, il ne lâcha pas de réplique ironique franchir ses lèvres. Il m’observait en silence, comme si j’étais une pauvre bête en détresse.



-Tu as faim ? me demanda-t-il sur un ton doux qui me surprit.



Il s’approcha, je sentis sa main dans ma chevelure rousse mais je n’étais pas en position de le repousser.



-Allez, avale, m’ordonna-t-il toujours aussi doucement.



Je sentis la cuillère forcer mes lèvres puis déverser son liquide sur ma langue rose. De la soupe bien chaude. Manger me fit du bien, je me sentis toute suite mieux. Je me forçai à ouvrir les yeux, ne comprenant pas cet élan de gentillesse si soudainement. Et si la nourriture était empoisonnée ?! Je me figeai puis quand je sentis de nouveau le métal froid sur mes lèvres je détournai la tête.



-Qu’est-ce qu’il y a ? me demanda le souverain.



De sa main, il saisit mon menton et me força à le regarder, devant mes yeux, il prit une bouchée de la soupe. Ensuite, il me remit l’ustensile dans la bouche, j’avalai alors que la main du jeune homme soutenait toujours ma tête. Je finis rapidement le bol. Sans dire un mot de plus, le roi me jeta un regard, déposa un baiser sur mon crâne puis sortit de la pièce sans me détacher. J’étais heureuse d’avoir mangé, je me sentais plus forte. Aussi, le soir, quand mon époux remit les pieds dans la chambre pour venir dormir, j’eus la force de lui demander :



-Pourquoi m’avoir nourrie toute à l’heure ?



-Tu aurais préféré que je te laisser mourir de faim ? me lâcha-t-il sèchement. De plus une épouse cadavérique ce n’est pas très amusant…



Sa réponse si sèche me stoppa dans l’interrogation que je voulais lui faire passer. Pourtant, je revins à l’assaut quelques dizaines de minutes plus tard alors que le souverain était couché auprès de moi.



-Pourquoi avoir voulu m’épouser si c’est pour me faire souffrir ?



-Je n’ai pas à répondre à ce genre de question !



-Et maintenant vous esquivez ! m’exclamai-je furieuse. Vous êtes un monstre, voilà !



-Ce que tu penses de moi n’a pas la moindre importance et si tu ne veux pas finir tes jours attachée à ce lit, je te conseille de t’endormir gentiment et sans discuter.



Outrée et indignée, je lui obéis et fermai les yeux, je voulais retrouver ma liberté.



J’ouvris les yeux, réveillée par la lumière qui pénétrait par la fenêtre. Je m’étirai puis m’arrêtai net : je n’étais plus ligotée ! Je m’assis sur le rebord du lit puis laissai mes pieds nus effleurer le sol. Déplier mes jambes et marcher un peu me fit du bien. Je lâchai un soupir d’aisance. Je m’habillai quand je remarqua une notre sur ma table de chevet.



Chère Mirianne,



Bien dormi ? Après t’avoir regardée sommeiller toute la nuit j’ai décidé de te rendre la liberté mais ne t’inquiète pas tu me reverras bien assez tôt. Je me suis dit que tu voudrais revoir Lysandre, me suis-je trompé ? Alors, il se trouve dans sa chambre, il va bien. Profite bien de ta rencontre avec lui pendant que je suis parti à la chasse, je n’aime pas trop te savoir seule avec lui bien qu’il m’ait promis que rien ne se repasserait entre vous, se sera peut-être la dernière fois que tu le vois en tête-à-tête. Je reviendrai tout à l’heure, je serai épuisé alors je crois que je viendrai chercher mon dû. Attends-moi devant la porte de notre chambre.



Bonne journée et à plus tard,



C



Je frissonnai, j’étais heureuse qu’il me permette d’aller voir Lysandre mais son « dû » me rendait anxieuse. Je me souvenais très bien du marché que j’avais conclu avec lui le jour de l’exécution stoppée d’Ambre. Je redéposai le mot sur la table de nuit puis sortis de ma chambre pour me diriger vers celle de l’ami de mon époux. Je toquai.



-Entrez, me répondit une voix rauque.



Je poussai la porte puis entrai.



-Ah ! C’est vous Mirianne, me dit Lysandre depuis son lit.



Je souris légèrement puis m’approchai.



-Je suis vraiment désolée, encore. Vous allez bien, j’espère ?



-Ne vous inquiétez pas, vous n’aviez pas le choix.



Il tapotait la place à côté de lui et je vins m’asseoir. Il poursuivit :



-Oui, je vais bien, Castiel à lui-même retiré la lame et appelé le médecin royal.



Je ne comprenais plus rien ! Castiel m’avais forcé à planter le couteau dans le ventre de Lysandre pour ensuite le faire soigner lui-même ? Je fronçai les sourcils puis secouai la tête sans rien comprendre.



-Mais… mais pourquoi a-t-il fait ça ? Il m’a lui-même forcé à vous infliger cela pourquoi vous avoir aidé, par la suite ?



-Castiel est quelqu’un de… complexe, dit-t-il comme s’il hésitait sur le bon terme à choisir. Il n’apparaît pas toujours sous son meilleur jour et il n’est pas facile de savoir ce qu’il pense réellement mais il a un bien meilleur fond qu’il ne le laisse voir sinon je ne serais pas toujours son ami, conclut Lysandre avec un léger sourire.



Soit Castiel et Lysandre ignoraient totalement ce qui signifiait « l’amitié » soit ils savaient trop ce que cela voulait dire et restaient amis même dans les pires conditions.



-J’ai l’impression qu’il ne me fait que souffrir depuis notre mariage ! m’exclamai-je comme pour contredire les propos du jeune homme comme quoi le roi serait bien meilleur qu’il ne le laisserait voir.



-Peut-être qu’il tient à vous et qu’il ne veut tout simplement pas vous perdre.



Ah ! Il n’y avait pas moyen de faire sortir quelque chose de négatif de la bouche de cet homme ! Il était toujours là à trouver les bons côtés de tout ce qui l’entourait !



-Non, je ne crois pas.

...

0. Castiel fronça les sourcils, mi-intrigué, mi-incrédule.
(oui, numéro 0, parce que je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite u_u)
Pourquoi est-il "mi-incrédule" ?

1. mettant ses mains part en part de sa tête.
L'expression n'est pas adaptée, "de part en part" désignant quelque chose qui est transpercé... Peut-être "la bloquant de ses mains postées (j'ai pas trouvé de meilleur mot ^^') de chaque côté de sa tête"

2. Je devrais prendre les mesures pour que ça ne se reproduise plus
On dirait qu'il engueule Violette parce qu'elle n'a pas su tenir sa langue...

3. nous sommes « quitt »
C'est la deuxième fois que je te vois faire ça, alors je te préviens : en plus de la faute d'orthographe (quittes (quitte au singulier) et pas quitt), c'est un vrai mot de la langue française, je ne comprends pas pourquoi tu mets des guillemets ^^'

4. Dans tout le passage entre Castiel et Lysandre, je trouve l'argumentation de ce dernier craint un peu ^^'
- Toi aussi tu l’as embrassé, je vous ai vue hier : je suis d'accord avec Castiel, cet argument ne tient pas debout. On ne parle pas de deux collégiens qui se disputent une fille, mais d'une femme qui a "trompé" son mari. Je me suis renseignée, et il semblerait (d'après un seul site, je n'ai pas eu le courage d'en consulter plusieurs pour vérifier l'information ^^') qu'une femme adultère se fasse fouetter puis enterrer vivante. Pour un simple baiser, je ne sais pas s'il y a une peine... Bon, ce n'est sans doute pas aussi extrême de toute façon.
- C’est elle qui m’a sauté dessus : ça, c'est une attitude de GROS SALAUD. C'est carrément du "C'est pas moi c'est elle." Ça ne correspond pas à Lysandre, d'autant plus que LUI n'a pas refusé son baiser, il lui a rendu et en plus il a aimé ça.
- Tu as déjà eu l’occasion de me tuer, tu ne l’as pas fait, c’est que tu ne veux pas : peut-être juste qu'il attendait d'avoir une conversation avec lui, pour s'expliquer ou pour être sûr que ce n'était pas un malentendu, par exemple.
Désolée si je suis un peu méchante concernant ce passage... >.>

5. Vous ne me tuerez pas, pas après tout ce temps que vous avez passé à chercher à me contraindre à vous épouser et vous ne mettrez point fin aux jours de Lysandre non plus, c’est votre ami !
Elle a déjà eu une expérience, elle sait très bien qu'il peut faire souffrir sans tuer, elle ne devrait même plus se tromper sur ses intentions.

6. il voulait tenter de résonner son ami
Encore une fois, c'est une faute fréquente : il s'agit du verbe raisonner, qui vient du mot raison.

7. Satisfait ? lui demandai-je, sarcastique.
Cette phrase sert d'exemple pour tout le passage.
Je trouve que les pensées de Mirianne ne sont pas assez développées. Ce qui lui arrive est horrible, traumatisant. Elle torture un innocent (comme tu le dis si bien) pour sauver ceux qu'elle aime. Castiel la force à faire couler le sang, à trahir ses valeurs. Et la seule conséquence, c'est "une larme qui coule le long de sa joue", elle a juste "de la peine pour le bras droit". Elle devrait fondre en larmes, crier, hurler qu'elle ne veut pas, s'arracher les cheveux de désespoir, de sa frustration de ne pouvoir rien faire, s'effondrer, je ne sais pas moi. Tenter de mettre fin à ses jours (ce que toute personne normalement constituée devrait avoir fait depuis longtemps). Quelque chose de pire. Peut-être que c'est Lysandre qui souffre physiquement, mais une blessure morale de ce type est au moins aussi terrible.
Et en tout cas, elle ne devrait pas être capable de faire de l'humour, tout noir et sarcastique qu'il soit.
Et elle ne devrait pas juste dire "désolée" quand elle enfonce la larme, juste être abasourdie quand elle apprend qu'il a coupé sa langue à Violette. D'ailleurs quand j'ai lu ce passage, j'étais persuadée qu'elle se mettrait à hurler ou quelque chose comme ça.
Elle ne devrait pas réfléchir quand elle décide de tuer Castiel. Par contre, elle devrait hésiter plus à faire du mal à Lysandre (surtout qu'à l'époque, la médecine c'est franchement pas la joie, pour une fois j'ai pas le courage de faire des recherches plus approfondies mais ça aurait mérité que tu te penches un peu sur le problème). Peser le pour et le contre, etc. Là, c'est PAS SUFFISANT.
Je t'invite à réécrire cette partie du chapitre (je n'ai pas vraiment envie de le faire moi-même). Si tu ne veux pas, tant pis, je voulais juste te faire comprendre mon point de vue.


8. Entre-temps, Castiel dut comprendre mes intentions futures, lui aussi, puisqu’il, à la vitesse de l’éclair, me plaqua au mur, une nouvelle fois.
Cette phrase est coupée partout, ça pourrait être mieux... "Entre-temps, Castiel dut comprendre mes intentions futures, lui aussi, puisqu’il me plaqua au mur une nouvelle fois, à la vitesse de l'éclair".

9. Si, un jour, par miracle, tu réussissais à me tuer
C'est pas si compliqué, elle a juste à lui planter une lame dans la gorge pendant qu'il dort, non ?

10. répliqua le souverain avant de retirer la lame du corps du jeune homme, d’un coup sec.
Je ne connais que de très, très vagues notions de premiers secours, alors arrête-moi si je dis une bêtise. Retirer brusquement un poignard comme ça, ça me semble une mauvaise idée, parce qu'il n'y a plus rien qui retient le sang. Donc, ce n'est pas que "le sang coulait toujours avec abondance", c'est qu'il coule encore plus fort >.> Pour éviter ça, il faut au moins allonger la victime (d'après mes souvenirs, s'il ne le fait pas le cerveau, à cause de la perte de sang, n'est plus irrigué et Lysandre devrait finir par tomber dans les pommes), et, je suppose, essayer de stopper l'hémorragie.

11. ce ne fut que pour garder la vie sauf
Premièrement : sauf si je me trompe, "fut" est le verbe être au subjonctif imparfait, donc il prend un accent circonflexe sur le -u.
Deuxièmement : une faute récurrente : pour garder la vie sauve (féminin).

12. je pouvais compter sur le silence de cette dernière…
Je suis la seule à trouver cette réflexion horrible ? Une de ses meilleures amies s'est fait trancher la langue, par sa faute en plus, et ce qu'elle dit c'est presque "chouette, comme ça elle pourra plus répéter des trucs sur moi" ?
Et en plus, on ne lui reproche rien.

13. aucun son ne s’échappa de sa bouche.
Pourtant, même s'il lui a coupé la langue, elle a toujours ses cordes vocales, donc elle devrait être capable de produire un son. Non ?

14. J’étais même plutôt intelligente !
Je ne sais pas si cette réflexion est utile... Ce n'est en général pas quelque chose qu'on se dit quand on est sur le point d'être torturée. De plus, elle n'a pas spécialement brillé par son intelligence depuis le début de l'histoire...

15. Écartant les yeux, je le regardai, ahurie.
On ne peut pas "écarter" des yeux... Tu voulais sans doute dire "écarquillant" ?

16. C’est envisageable si tu ne m’arrêtes pas toute suite ces cris mais ta voix me manquerait trop !
J'ai pas compris... C'est envisageable, finalement, ou pas ? >.<"

17. Quand mes paupières furent de nouveau closes, le fouet s’abattit de nouveau sur mon corps.
Répétition de "de nouveau".
-> "Quand mes paupières furent de nouveau closes, le fouet s’abattit sur mon corps."[/i]

18.  Ce sont mes amies… Je ne veux pas qu’elles souffrent par ma faute…
(petit retour arrière, désolée) Mais je croyais qu'elle était amoureuse de Lysandre ? Ça ne lui fait rien de le torturer ?
D'ailleurs, Ambre n'est plus amoureuse de Castiel maintenant ?

19. Un bâillon n'empêche personne de gémir ou de produire des sons, puisque les cordes vocales ne sont pas touchées. Bien sûr, pour crier, c'est différent puisqu'il faut pouvoir ouvrir la bouche, mais bon U_u

20. Quel moyen pour me punir avait-il inventé d’autre ?
Plutôt "Quel moyen autre moyen avait-il inventé pour me punir ?"

21. Un sourire innocent se peignit sur mes lèvres.
Premièrement, je croyais que Mirianne avait horriblement peur de lui ? Alors pourquoi elle se fout de sa gueule d'une manière aussi évidente ?
Tu es sûre qu'elle est intelligente ?
Deuxièmement, en ce qui concerne la suite. Si Castiel n'est pas content, pourquoi il ne vire pas tout simplement Ambre ? Il est le roi, il fait ce qu'il veut après tout (ne crois pas que je suis d'accord avec ça, mais c'est simplement la vérité). D'ailleurs, est-ce que Mirianne avait le droit d'engager Ambre sans son accord ?

22. Sensation de famine qui s’amplifia de jour en jour [...] Le soir, j’étais un peu affaiblie
Même si le corps humain est capable de survivre plusieurs jours sans nourriture, ce n'est pas le cas pour l'eau. Alors il faut que quelqu'un vienne l'abreuver de temps en temps...
Ensuite, je crois qu'il y a une incohérence. Tu dis que la sensation de famine s'amplifie de jour en jour, ce qui laisse penser qu'il se passe beaucoup de temps, et le lendemain ce n'est que le troisième jour.

23. je n’aime pas trop te savoir seule avec lui
Alors, pourquoi Castiel n'a pas décidé de les laisser se revoir pendant qu'il pourrait les surveiller ?

24. Peut-être qu’il tient à vous et qu’il ne veut tout simplement pas vous perdre.
Je ne suis pas d'accord. Quand on ne veut pas perdre quelqu'un, on n'essaye pas de le pousser au suicide ._. C'était peut-être pas ce que voulait Castiel au départ, mais il a bien vu que ses méthodes ne faisaient que dégoûter Mirianne ^^'
Je pense que Mirianne devrait être énervée par cette attitude, accuser Lysandre d'être passif et de se laisser faire, de croire que son ami est quelqu'un de bien alors que ce n'est qu'un salaud égoïste. Après tout, elle est la première à en souffrir, et elle hait cet homme plus que tout, ce serait normal que ce genre de paroles l'agace au plus haut point.
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